dimanche 8 décembre 2013

Du protestantisme, religion infâme des Danois et de G.W. Bush par Mohammed Boubakeur - 2ème partie

Mohammed BOUBAKEUR parle...

Pour lire ou relire la première partie intitulée Le luthéranisme, cliquez ici
Du protestantisme, religion infâme des Danois et de G.W. Bush par Mohammed Boubakeur

2ème partie: 
LE CALVINISME, RELIGION DU CRIME
ET DES TORTIONNAIRES DE L’HUMANISTE MICHEL SERVET

Avant-propos

Ma connaissance de l’islam étant celle que j’ai reçue par mon éducation, je remercie mon ami Abdelhakim Sefrioui du Collectif Cheikh Yassine de m’avoir éclairé sur de nombreuses questions qui m’étaient étrangères. Sa double culture, à la fois française et musulmane, a été pour moi une aide précieuse dans certains développements proprement religieux que je devais inclure dans cet article. Je le remercie également pour son rôle de modérateur dans certains de mes propos que je ne renie nullement en mon for-intérieur car ils ne viennent qu’en légitime réplique aux calomnies déversées depuis toujours sur la religion musulmane.

Rappel concernant la première partie de cette publication.


Nous avons démontré dans notre dernier article la nature infâme du luthéranisme, telle qu'elle ressort des écrits racistes de son maître à penser, le moine défroqué Martin Luther. Les conséquences génocidaires de cette hérésie ont été établies lors du procès de Nuremberg en 1945 et constituent une question importante de notre époque. Aujourd'hui, délaissant pour un temps un antisémitisme quelque peu périlleux, certains tenants du culte protestant ont fait de l’islam la cible de leurs outrages.

C'est ce que nous ont montré les Danois avec l'affaire des « caricatures du prophète ».

Il faut bien se rendre compte que l'hérésie protestante n'est que le prolongement aggravé des méfaits de l'Eglise. En effet, si l'Eglise ne voyait en ses fidèles qu'une volaille à plumer avec l'industrialisation de ses indulgences, la volonté testamentaire de Luther était de transformer ces mêmes ouailles en une horde de criminels comme l'humanité n'en n'avait jamais connue.

Nous avons rappelé que Julius Streicher, propagandiste nazi, pendu à Nuremberg, le 16 octobre 1946 avec les principaux responsables de l'aventure hitlérienne, citait à comparaître à côté de lui sur le banc des accusés, Martin Luther, théoricien premier de la solution finale, telle qu'elle a été organisée par Reinhardt Heydrich et Adolphe Eichmann à la conférence de Wansee en 1942.

Dans cet article nous montrerons que le calvinisme est une entreprise criminelle de même nature que le luthéranisme et qu'il n'y a pas plus de différences entre ces deux croyances qu'entre les venins de deux crotales dont les crécelles sonneraient différemment.

D'un assassin à l'autre

Nous avons vu combien l’aventure luthérienne était dénuée de spiritualité et que son souci premier, était l'intérêt des princes allemands. Il est cependant indéniable que les abus de l'Eglise suscitaient de graves problèmes de conscience et que la doctrine de Luther n’a fait que se saisir de ce désarroi à des fins très éloignées du renouveau dont le christianisme avait besoin. On attendait de cet homme qu’il fut un rénovateur de la foi chrétienne mais qu'au vu de ses écrits, on eut un malfaiteur de l'humanité.

La « seconde réforme » de la religion catholique reprendra les idées de Luther, avec pour objectif celui de servir les ambitions d’un autre criminel, Jean Calvin qui, dans sa paranoïa, ne dédaignait pas de personnaliser la mise à mort de ses victimes.

Les raisons de la seconde réforme

Luther était au service des princes allemands qui le protégeaient. Tous les auteurs s'accordent à dire qu'il s'agit d'un homme du Moyen-Age égaré en pleine Renaissance et d'un paysan dans l'âme. L'ordre social pour lui est fixe et les règles de la féodalité, intangibles. « Pas de seigneur : pas de serviteur » aurait-il pu dire. Son intelligence limitée l'oblige à servir un possédant comme l'avaient fait ses ancêtres, paysans depuis plus de 1000 ans. C'est un animal humain qui préfère les odeurs de son gîte à celles des apparats d'un monde qui n'est pas le sien.

Il en va différemment avec les réformateurs qui l'ont suivi, beaucoup plus ambitieux et qui ont reformulé ses idées à des fins despotiques.

De la fourberie originelle du calvinisme

Calvin est un Français. Le réformisme français est apparu sous François 1er en raison des abus de l'Eglise, tous orientés vers le racket des catholiques de France, sous prétexte d'assurer leur salut. Dans un premier temps, ce mouvement bénéficia de la bienveillance de ce roi et de sa sœur Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, tous deux protecteurs des arts, des lettres et des pensées nouvelles.

A ce titre, le poète Clément Marot, parmi les plus connus des réformés ainsi que d'autres penseurs de cette mouvance comme Rabelais, furent plusieurs fois sauvés par leur monarque des griffes de l'inquisition catholique. Les épîtres que Marot envoyait à son maître quand il était en difficulté sont parmi les poèmes les plus fins et les plus plaisants de la langue française. François 1er en avait fait le poète de sa cour et l'en récompensait largement.

On notera également l'attention que François 1er portait aux affaires allemandes secouées par l'aventure luthérienne et on remarquera les bonnes relations qu'au grand mécontentement de la papauté il entretenait avec l'empire Turc, puissance musulmane de premier plan au XVIe siècle.

Sous la protection du roi et de sa sœur Marguerite d'Angoulême, un groupe d'intellectuels, disciples des humanistes Érasme et Lefèvre d'Étaples, s'était rassemblé à Meaux autour de l'évêque Guillaume de Briçonnet. Ces théologiens, comme leur souverain, rêvaient de réformer l'Eglise sans schisme ni heurts, tels que les événements d'Allemagne le faisaient redouter.

Ainsi aurait pu évoluer la foi chrétienne en France, au temps d'un roi, assurément aimé de ses sujet et le plus soucieux que ce pays ait eu de sa grandeur et de sa tranquillité.

Sauf qu'une bande d'agitateurs commandés par Calvin ne l'entendait pas ainsi. Car ces aventuriers de la foi, confondant bien à tort la bienveillance de ce monarque avec de la faiblesse, se résolurent à ruiner son autorité. A semer le désordre dans son royaume afin d'y instaurer un ordre nouveau, vraisemblablement similaire à la dictature que Calvin réussira à mettre en place à Genève.

Cette erreur de jugement les conduira à « l'affaire des placards » (17 et 18 octobre 1534), véritable complot en vue de provoquer une guerre civile, quand ces provocateurs placardèrent des libelles incendiaires appelant à la révolte contre l'ordre royal dans les grandes villes de France (Orléans, Tours, Rouen, Paris…) et sur la porte de la chambre du roi qui séjournait à Amboise.

Ce mauvais coup était ourdi de longue main par un dénommé Antoine Marcourt qui dirigeait la manœuvre de l'étranger. L'individu était pasteur à Neufchâtel, mais d’origine picarde et d'obédience calviniste. C'est lui qui avait fait imprimer les libellés à grands frais.

L'émotion dans le royaume fut considérable. Le roi dut réagir contre ce qu'il considérait à juste titre comme un crime de lèse-majesté et une tentative de renverser son trône. En effet, son autorité et sa foi, fondements de ses pouvoirs temporels et spirituels, avaient été publiquement insultées.

C’est que François 1er n'avait rien du débonnaire Louis XVI et la réaction de ce souverain qui, tous les jours devait se mesurer avec Charles Quint, fut à la hauteur de l’affront. D'où la fuite éperdue de tous ces voyous à travers l'Europe, Calvin en tête. Ce qui prouve devant la postérité, la lâcheté de l’individu qui se régalait du supplice de ses victimes sur les bûchers de Genève mais qui savait aussi prendre soin de sa peau, au moment des périls.

On notera également le fond manipulateur et fourbe de Calvin qui, chassé de France par un roi qui avait juré de lui apprendre le respect, ne trouva rien de plus habile pour le circonvenir que de lui dédier hypocritement en 1536 (deux ans après « l'affaire des placards »), un torchon de sa fabrication, « l'Institution chrétienne ». Il s’agit d’un amas d'élucubrations à épisodes puisqu'il comptait à ses débuts 4 chapitres pour en contenir 80 à la mort de son auteur.

En vain, puisque Calvin ne remettra jamais les pieds en France. Sauf qu’en1541, sept ans après « l’affaire des placards », l’agitateur réussira à Genève ce qu'il n'avait pu faire en France. C'est-à-dire, y exercer une dictature criminelle comparable à celle des tyrans les plus dangereux de l'histoire.

Mais laissons les catholiques nous parler de Calvin :




« Calvin a introduit le protestantisme en France.
D’après les historiens, il fut marqué par le bourreau comme les forçats, à cause de ses mœurs infâmes.
Ce nom, criminellement fameux qui dressa l’étendard de l’intolérance la plus féroce des superstitions les plus grossières et des dogmes les plus impies, épouvantable apôtre, à l’inquisition de qui rien ne pouvait échapper ; qui, dans les deux années 1558 et 1559 fit exécuter quatre cent quatorze jugements en matière criminelle ».
(Causeries du dimanche - éditions Petithenri).

Il convient de souligner que Calvin n'est jamais passé par les mains d'un bourreau. Avant tout parce qu'il l'était lui-même un tempérament d’inquisiteur et qu’il était trop lâche pour prendre le moindre risque. Tout au plus cette mention est « symbolique » afin d’évoquer le sceau de l’infamie qui frappe Calvin. Mais ce qui reste de cette notice est proche de la vérité.

De nombreux portraits de l'individu existent. Ils diffèrent de façon parfois sensible mais tous soulignent l'étroitesse de son visage et un appendice nasal si allongé qu'on ne peut distinguer les vrais portraits de leur caricature. Cette particularité confère véritablement à Calvin une face de rat. D’aucuns soulignent son regard « en coin» et dans la biographie rédigée par Stefan Zweig, un long passage décrit la longueur assez peu rassurante de ses mains.

Selon la plupart des auteurs, Calvin portait la barbe pour se donner un air de prophète (communication oblige, même à cette époque...). Ses traits, pour le moins inquiétants, rappellent nettement ceux de Reinhard Heydrich, « Protecteur » de Bohême et Moravie (Tchécoslovaquie) jusqu’à son assassinat en 1942.

Surtout par leur nez démesuré, leurs yeux tombants et leur mâchoire inférieure en pointe. Cette ressemblance serait encore plus nette si Calvin n’avait pas porté de barbe.


Soit dit en passant....

De nombreux écrits s'attachent à démontrer les origines juives de Heydrich. Il en est de même pour Adolphe Hitler qui serait, selon ces mêmes théoriciens, d’ascendance sémitique.

Leur dessein n'est ni scientifique ni historique. Leur but est de montrer le paradoxe des thèses hitlériennes en faisant du dictateur nazi et de ses acolytes les plus dangereux, des juifs eux-mêmes. Ceci pour complaire à la communauté juive dont l'absence de réaction à cette injure est incompréhensible.

Dans leur prédilection à se balader dans de grosses berlines allemandes et le délire de certains d'entre eux à s'imaginer grands, blonds avec des yeux bleus, les juifs d'aujourd'hui ne se rendent pas compte combien cette assertion est offensante pour la mémoire des morts d’Auschwitz et de Treblinka qui ont préféré mourir plutôt que de renoncer à la foi que la Providence leur avait donnée.

Car il faut bien constater que les théories relatives à la judéité de Hitler ou de Heydrich ne sont démenties ni par les sionistes ni par aucune communauté juive, qu'elle soit séfarade, ashkénaze, falascha ou autre.

Elles leurs semblent même curieusement séduisantes. Sauf qu'elles renvoient directement à des considérations antisémites très graves qui assimilaient les juifs à des rats et qu'elles suggèrent au soutien de cette comparaison infâme, certaines habitudes bien connues de ces rongeurs qui se battent et se dévorent parfois entre eux.
           
« Il n'y a que les rats qui se mangent entre eux » dit un dicton populaire.

Ces lignes étant écrites dans le souvenir d’une certaine pègre coloniale française qui aimait, elle aussi, comparer les musulmans à l'animal en question (les ratonnades d’Alger sont innombrables et celle du 17 octobre 1961, effectuée par la police de Paris, a été la plus meurtrière) avant que les adeptes de ces pratiques aient été envoyés galipoter sur les ports d’Algérie, une valise dans chaque main avec leurs automobiles se consumant le long des quais.

En tant que musulman, je serais atterré d'apprendre que Bigeard, Massu, Jean-Pierre, Aussaresses, Busch, ou un autre tortionnaire de l'islam, sont issus de la communauté à laquelle j'appartiens.

La communauté juive ne réagissant pas à l'insulte faite à ses morts les plus sacrés, il faut prendre acte de son attitude qui lui fait accepter cet outrage. Sans qu'ils ne se sentent obligés à quoi que ce soit, personne d'autre qu'eux-mêmes n'étant en charge de leur honneur. Et de leur dignité aussi....

Pour bien se faire comprendre par la communauté juive :
Y aurait-il un lien de sang entre ces deux êtres ?

Car c'est la même conduite que l'on constate dans cette communauté, lorsque ces animaux politiques parmi les plus détestables viennent s'exhiber en kippa dans leur synagogue afin de faciliter leur accession à certaines charges publiques.

Sans que les juifs dans une vanité stupide ne se rendent compte que ces aventurier ne font qu’accréditer la thèse de leurs pouvoirs occultes dans l'attribution des responsabilités d’Etat, ainsi que l'affirment « Les Protocoles des sages de Sion ».

A cette attitude incompréhensible pour des gens qui se réclament des livres saints et de la première religion révélée, nous avons consacré un article entier :

Et ce déni des juifs d’aujourd’hui aux souffrances de leurs pères ne peut s'expliquer que dans leur adoration du veau d'or sur lequel Moïse a jeté sa malédiction et les Tables de la loi. Sans que les juifs n’aient jamais rien retenu de ce courroux divin.


Le calvinisme forme primitive du fascisme et du sionisme.

En réalité, le lien qui unit les juifs et le nazisme n'est ni la judéité d'Hitler ou celle de Heydrich, mais le sionisme, reconnu de façon motivée, comme une forme de racisme par la communauté des peuples  (Résolution 3379 de l'Assemblée Générale de l'ONU).

Car la communauté juive tellement maltraitée dans son histoire a perdu tout sens commun. La flatterie la plonge dans un état second et elle est fascinée par la violence. C'est ce que montrent les atrocités sionistes en Palestine occupée et qui relèvent de la barbarie, comme les crimes des nazis d’il y a quelques décennies et ceux de Calvin d’il y a quelques siècles. Toutes ces atrocités prenant prétexte d'un passé hébraïque remontant à la plus haute Antiquité pour affirmer leur légitimité.

Avec, bien entendu, le soutien de certains médias occidentaux, hier pourvoyeurs des camps de la mort mais qui se répandent aujourd'hui dans une flagornerie impudique devant le sionisme international.

Le calvinisme est une religion criminelle et relapse

Malgré les nombreux « réformateurs » qui se sont manifesté à travers l'Europe occidentale au XVIe siècle, aucun ne peut contester à Jean Calvin la place prédominante qu'il a su acquérir par son machiavélisme, son intolérance et ses crimes. Calvin révélera aussi des dispositions hors normes en matière de perfidie dans l'affaire de Michel Servet, humaniste et médecin célèbre, à qui il devait protection contre l'inquisition catholique.

Dans un premier temps Calvin aura recours à la trahison pour que l'inquisition catholique se saisisse de Michel Servet et le fasse périr. En effet, par une tierce personne, Calvin fit connaitre à l’inquisition catholique le lieu de résidence de Michel Servet puis il lui transmit des lettres que le médecin lui avait écrites en confiance. La trahison aboutit aux résultats escomptés mais Servet réussit toutefois à s’échapper des geôles catholiques. On ne sait si ce fut grâce à un homme dont il avait soigné la fille ou bien si l’inquisition catholique, refusant de se faire manipuler par Calvin, le laissa s’évader en lui faisant bénéficier d’un régime carcéral anormalement privilégié.

C’est alors qu’en désespoir de cause, Calvin se résolut à se charger lui-même de son assassinat. Et tout « réformateur » qu'il fut, sollicita à nouveau l'aide de l'inquisition papale pour qu’elle lui fasse connaître ses griefs et lui  faciliter la besogne.

L'inquisition, pour catholique qu'elle fut, ne répondit que par le mépris à sa demande.

Il est clair que Calvin voyait que le crime qu’il préméditait était d’une dimension exceptionnelle, au regard de la célébrité de sa victime. Dans sa duplicité, il voulait à tout prix que le meurtre de Michel Servet soit mis sur le compte de l'inquisition catholique ou tout au moins espérait-il la « mouiller » dans cette entreprise. Dans sa paranoïa, Calvin, n'avait d'autre mobile que sa vanité et le désir de se venger des critiques de Michel Servet sur son livre « l'Institution chrétienne » que l’illuminé voulait élever à la hauteur des Dix commandements.

Ce crime, par sa perfidie, pourrait être comparé à celui commis par Mobutu, en 1968, quand il demanda à Pierre Mulelé, ancien ministre de Lumumba, à rentrer au Congo sous protection internationale et dans un esprit de réconciliation publique. Pour le faire arrêter à sa descente d’avion et l'assassiner publiquement sous le regard médusé des États qui avaient cautionné l’affaire.

Il n'y a pas de différence entre les hommes pas plus qu'il n'y en a entre Mobutu et Calvin, tous deux dictateurs paranoïaques, obsédés par leur pouvoir et dévorés d'ambition, au point d'assassiner leur prochain, au mépris de l'humanité toute entière.

Il n'est pas un seul écrit se rapportant à Calvin qui ne fasse état de ses crimes et les sites Internet se rapportant à ce sujet sont innombrables (Google donne 4 220 000 réponses en 0,26 secondes à la frappe des deux mots « crimes calvin »).

Ces crimes sont si abondants que certains auteurs en ont fait des statistiques selon l'origine sociale des victimes, leur âge, leur sexe, les motifs de leur condamnation, le mode d’exécution... D'autres répertorient les châtiments qui se limitaient à des peines corporelles comme des noyades incomplètes mais répétées, des expositions au pilori, des transpercements de langue ou des mutilations au fer rouge pour les prétextes les plus futiles (un sourire, une plaisanterie, un vêtement mal ajusté ou une réflexion mettant en cause l’autoritarisme du tyran) au point qu'un réformé de la mouvance calviniste (Sébastien Castellion) rappela à l'assassin « qu’on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle ».

Mais Calvin était un tortionnaire aux tréfonds de ses viscères. Il se croyait persécuté et il persécutait les autres. Tout en se délectant des souffrances de ses victimes quelles qu'elles soient : hommes, femmes et enfants. Ceci n'a pas échappé à l’auteur juif de culture autrichienne, Stefan Zweig qui a consacré un livre aux crimes de Calvin qui décrit de façon précise de la perversité de l’individu.

Stefan Zweig est connu pour ses biographies. Il avait fui son pays dès 1936 en raison des persécutions nazies et avait vu en Calvin nombre de similitudes avec Hitler. Cet écrivain ne faisait pas de différence entre l'inquisition calviniste et la Gestapo.

La prescience de cette analyse est révélée par la date de publication de ce livre (1936) bien avant l’application de la « solution finale » et par la date de la mort de l'écrivain qui s'est suicidé au Brésil en 1942, épuisé de fuir. Un suicide qui se situe au lendemain de l’attaque réussie de Pearl Harbour et à un moment où Hitler, reprenant son offensive de Russie au printemps 1942, semblait encore en mesure de l’emporter. Les ouvrages de Zweig ont été brûlés publiquement par les nazis.


Ce livre bien documenté, fait vivre au lecteur l’horreur de ce crime et les affres traversés par Michel Servet. Avec la réserve que l’auteur, dans sa résignation devant les succès fascistes, soutient que la violence l’emporte sur la conscience et que l’innocence sera toujours la grande perdante de l’Histoire.

C’est à cette idée qu’est consacré l’avant dernier chapitre de son livre intitulé « Le triomphe de la force ». Erreur condamnable et véritables prémices de la fascination pour la violence qu’ont les juifs d’aujourd’hui. Mais c’est aussi le stigmate d’un succès indéniable des nazis sur le peuple juif et sur le judaïsme.

Cette régression morale est sans aucun doute à l’origine de la barbarie sioniste qui ravage la Palestine occupée et de sa furie contre les juifs, comme Stefan Hessel, quand ils la désapprouvent.

Le cas Michel Servet

Aujourd'hui encore ce crime reste attaché à la ville de Genève, salie à jamais par cet assassinat. Par une volonté internationale un monument expiatoire devait être élevé en cette cité, après que beaucoup d'autres aient été élevés à travers l'Europe (Paris, Annemasse, Vienne, rien que pour la France). Il en existe bien d’autres de par le monde, notamment en Espagne, pays natal de l’humaniste.

Mais le crime reproché est si infamant que les milieux réformés de Genève réussirent à empêcher le projet et à construire à sa place une sorte de « contre-monument » qui sert autant à excuser Calvin qu'à offense la mémoire de sa victime, ce qui démontre la nature relapse du calvinisme en matière criminelle, sans même compter les génocides perpétrés par ses adaptes contre les autochtones dans toute l’Amérique du Nord et en Australie. Pour ne citer que les crimes les mieux connus du calvinisme.


L’inscription est rédigée par Émile Doumergue, professeur à la Faculté de théologie de Montauban  et calviniste zélé.

Fils respectueux et reconnaissants de Calvin notre grand réformateur
Mais condamnant une erreur qui fut celle de son siècle et fermement attachés à la liberté de conscience selon les vrais principes de la Réformation et de l'Évangile,
Nous avons élevé ce monument expiatoire le XXVII octobre MCMIII (27 octobre 1903).

En réalité, Michel Servet est un grand savant qui a droit à la reconnaissance perpétuelle des hommes. Cet humaniste est la première victime répondant à ce qu'on appellera plus tard le fascisme. Son assassinat par Calvin répond à la même barbarie que les aboiements du nazi Baldur Von Schirat quand celui -ci, dégainant son arme, hurlait : « Quand j'entends le mot « culture », je sors mon revolver ! ».

Michel Servet et l'Islam

Il est établi que, de façon tout à fait extraordinaire pour son époque, Michel Servet respectait, l’islam et se référait au Saint Coran. Les comptes rendus de son procès le prouvent par écrit. Il est également certain qu'il était pénétré de culture musulmane pour avoir été à son contact dans son pays natal, l’Espagne du XVIe siècle.

On reconnait sa culture coranique mais on ajoute aussitôt qu’il l’aurait mal comprise. Mais qui sont les auteurs de ce mauvais jugement ? Rien d’autres que des êtres que cette vérité dérange et qui n’ont aucune notion du texte sacré. En raison de leur culture judéo-chrétienne, ils voudraient replacer l’humaniste dans la chrétienté après qu’il en ait été exclu de la façon la plus horrible.

La grande difficulté de leur entreprise est la découverte relativement récente à la bibliothèque de Berlin d’un document prouvant que l’œuvre médicale de Michel Servet doit être rattachée au médecin Ibn Al-Nafis (Alaa-Uddine Ali Ibn al-Hazm al-Qurashi – 1213-1288).

Aujourd’hui, les orientalistes reconnaissent en toute logique que Servet connaissait les travaux d’Ibn Al-Nafis grâce aux traductions d’Andrea Alpago (mort après 1522). En effet, le neveu de ce dernier, Paolo Alpago (mort vers 1553) qui continua son œuvre, fut étudiant à Padoue entre 1527 et 1541 et fit connaître le manuscrit d’Ibn Al-Nafis.

L’ouvrage a été découvert par un médecin égyptien, le docteur Al Taoui dans la bibliothèque nationale berlinoise de Prusse, comme indiqué dans sa thèse publiée à Fribourg en 1924.

Servet est donc le premier médecin européen à affirmer que le "souffle" des anciens (c'est à dire la respiration) est en rapport avec les battements du cœur et de la circulation pulmonaire.

Si Michel Servet n'a pas fait état de ses sources scientifiques conformément aux obligations d'aujourd'hui, son immense mérite est d'avoir compris l'importance la découverte du médecin Ibn Al Nafis et de l’avoir fait connaître.

Il faut, en effet, se remettre dans le contexte du XVIe siècle, quand cette obligation, notamment pour les écrits scientifiques n'avait pas cours. Car les références indispensables aux travaux scientifiques étaient celles assurant leur conformité aux enseignements de l'église et de ses saints, fussent-ils palefreniers. Galilée, Newton et bien d'autres se sont inclinés devant cette obligation.

On comprendra que les travaux Michel Servet auraient été frappés d'anathème et brûlés publiquement si la moindre référence musulmane y avait été mentionnée. C'est ce qui a été fait lors de son supplice. Trois exemplaires de son livre La Restitution de la Chrétienté (Cristianismi Restitutio) ont été alors sauvés du feu par des mains anonymes pour les transmettre à la postérité, dont l'un d'eux, roussi par les flammes, est conservé par la Bibliothèque Nationale à Paris.

Il est clair que les thèses religieuses défendues par Servet sont celles de l'islam, c'est à dire la nature humaine de Jésus-Christ, le rejet de la trinité et par conséquent l'affirmation de l'unicité de Dieu. Ses références à notre religion, ouvertement lancées au visage des juges mandatés pour le tuer, ont été déterminantes pour qu'il soit envoyé au bûcher, nonobstant la perfidie de Calvin.

En ce qui me concerne, j’ai été sidéré d’apprendre que Michel Servet avait inséré son œuvre médicale dans ses écrits théologiques, alors qu’en toute logique, elle n’avait rien à y faire.

Par conséquent Michel Servet n’est pas mort en paria, hors de toute croyance. Il s’agit d’un martyr de l’islam. La catholicité ne s'y est pas trompée en publiant la gravure suivante :


La signification de cette gravure (datée de 1840) n’a pas été complètement établie :

On voit Michel Servet supplicié, un livre ouvert sur le sol (sans doute un de ceux qui ont été retirés des flammes). Calvin est à côté du bucher et surveille la manœuvre. On distingue en arrière-plan, des personnes qui fuient ou bien qui dansent et la présence d’un démon qui lève les bras au ciel en signe de désespoir (?).On remarque un ange qui passe et un personnage portant une coiffure surmontée d’un croissant.

A l’horizon se détachent deux mosquées pour évoquer la foi condamnée.

Il s’agit d’une certitude car d’autres gravures de la même origine et de même facture représente Calvin marqué au fer rouge du sceau de l’infamie avec à l’horizon des édifices surmontés d’une croix pour évoquer la religion calviniste.

Cette image de propagande publiée trois siècles après les faits, montre bien l'analyse faite par l'Eglise concernant les convictions de Michel Servet qui aurait été selon elle, le « fourrier de l’islam sur le continent européen (sic) ».

Michel Servet n'était plus chrétien pour avoir été brûlé vif et ses cendres dispersées par le christianisme dans son entièreté (catholicité et protestantisme réunis). On ne peut le classer parmi les chrétiens hérétiques, notamment les tenants de l'arianisme (Michel Servet reconnaît la naissance surnaturelle du Christ mais ne lui concède aucune divinité et refuse de l'associer à Dieu).

Les libres penseurs se réclament de lui en raison de son courage intellectuel. Mais Michel Servet n'était pas athée. Son héritage est aussi revendiqué par les Unitariens et leurs écrits apportent une masse importante de renseignements sur la pensée et la vie du martyr. Sauf que Michel Servet n’était pas Unitarien puisque cette croyance n’existait pas à son époque et que les thèses qu’il défendait ne portaient pas seulement sur le rejet de la trinité.   

Toutefois les dialogues Unitariens posent clairement la question de sa conversion à l’Islam dans les mêmes termes que le présent article :

« Il connaissait Jésus comme juif et avait une riche connaissance de l’histoire juive, coutumes et croyances qu’il fut lui-même de descendance juive ou pas. Il connaissait le Coran et l’avait étudié en arabe. Il savait que Mahomet considérait Abraham, Moïse et Jésus comme des messagers de Dieu. Et que toutes les trois religions étaient comme Mahomet l’avait dit " les religieux, personnes, peuples du Livre ". Il savait et sentait tout ceci d’une manière spéciale et unique, parce qu’il était Espagnol »

Nous n’affirmons rien d’autre dans le présent article en ce qui concerne l’adhésion de Michel Servet aux enseignements de l’Islam.

Mais pour des raisons qui ne tiennent qu’aux Unitariens, ces derniers ne prennent pas en compte les liens de Michel Servet avec la culture médicale de l’islam et qui donne à cette affaire une toute autre dimension.

En réalité, les conditions dans lesquelles la chrétienté a fait de Michel Servet un proscrit ont rendu son crime inexpiable. Car Michel Servet, dans son humanité, a supplié ses bourreaux de l’épargner sans qu’aucune pitié ne lui soit daignée. Il ne peut donc plus faire partie de la civilisation judéo-chrétienne, même par libres penseurs ou Unitariens interposés, d’autant que ces deux courants de pensée ne l’intègrent dans leur système que pour ce qui les intéresse et non pour ce qu’il était, dans toute sa personne.

Les musulmans ont le devoir d'honorer la mémoire de ce maître à penser. Les dernières recherches historiques ont montré combien il était pénétré de la pensée musulmane et que sa place dans l’histoire de l’humanité se situe dans la continuité des grands médecins de l'Islam. A côté d’Avicenne, d’Ibn Al-Nafis et d’Abulcasis, pour ne citer que les plus connus parmi bien d’autres.

Cette continuité historique le fait survivre à son martyr. Rejeté par la barbarie judéo-chrétienne, c’est la civilisation musulmane qui lui assure l’immortalité spirituelle que ses idées appellent. Elle lui offre la communauté de pensée qui lui a été refusée de son vivant et c’est ce qui fait entrer Michel Servet dans l’Islam.
Nonobstant sa foi.

Dans la mesure où sa foi en Jésus fait homme est en parfait accord avec l'enseignement de notre religion, que devant ses tortionnaires, il a témoigné de l'unicité de Dieu et de l'autorité du Saint Coran avec les conséquences que cela implique pour son origine surnaturelle, que sa soumission à Dieu est attestée par l'acceptation réfléchie de son destin et que sa vie entière répond au message de notre prophète, Michel Servet doit être considéré comme le bienvenu dans notre communauté.

Pour que nos lecteurs scellent leur opinion nous les invitons à regarder les publications suivantes :
http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131172.html : il s’agit d’une série de 7 articles intitulés :
-          Michel Servet et l’islam (1) - une conférence de Jaume de Marcos Andreu ;
-          Michel Servet et l’islam (2) - Introduction ;
-          Michel Servet et l’islam (3) - le point de vue des Européens au XVI° siècle ;
-          Michel Servet et l’islam (4) - les références à l’islam ;
-          Michel Servet et l’islam (5) - les références à l’islam (suite) ;
-          Michel Servet et l’islam (6) - les références à l’islam (suite) ;
-          Michel Servet et l’islam (7) - une christologie ouverte aux juifs et aux musulmans

Il s’agit d’un travail de recherche remarquable par sa sincérité, qui mérite considération et respect mais qui, malheureusement, ne va pas au fond des choses.

Sans oublier les travaux de Madame Valentine Zuber :



On note que pour ces chercheurs, l’accès de Michel Servet aux écritures musulmanes est une énigme. En effet, les traductions du Coran au XVIe siècle étaient rarissimes et toutes sous les griffes de la papauté. De surcroît, le texte sacré, hier comme aujourd'hui, est d'un abord extrêmement difficile pour les exégètes européens.


Seule l'adhésion pleine et entière de Michel Servet à l'islam peut apporter une réponse satisfaisante à cette interrogation et expliquer les forces intérieures qui lui ont permis de  surmonter ces difficultés.




Le calvinisme, la prédestination et l'argent.

A côté du meurtre de Michel Servet, les crimes dont Calvin s'est rendu coupable sont si nombreux que certains de ses adeptes, relapses comme lui, se sont mis en tête de le réhabiliter. Non pas dans le domaine religieux, la cause étant indéfendable depuis toujours, mais sur un plan économique.

Aux dires de ces gens, Calvin serait « le père de l'économie moderne ». C'est ce que soutient, notamment, un politicien pourri comme les français en raffolent. Il pantoufle aujourd'hui en cette maison de retraite qu'est devenu le Sénat.

Pour leur démonstration, lui et d'autres calvinistes s'appuient sur l’énormité des trusts internationaux créés il y a plus d'un siècle par des protestants américains de leur obédience. Ces exploiteurs du genre humain doivent être appelés « puritains » pour avoir entassé sans sourciller, pendant des décennies et des décennies, des milliards de dollars et des milliards de dollars dans certaines transactions, notamment pétrolières, après avoir éliminé par tous les moyens, tous leurs concurrents sans compter les occupants des territoires qu’ils convoitaient.

On se convaincra que dans ce monde la morale ne soit guère différente que dans celui des gangsters.

Et de citer en exemple leur piété et leur fortune dont les fondements premiers répondent aux théories « sociales » de Calvin selon lesquelles « le riche doit donner au pauvre et le pauvre doit aider les riches ».

On l'aura compris, c'est la légende du braqueur américain Jesse James qui volait l'argent des riches pour le donner aux pauvres et des garçons-vachers qu’il faut appeler « cow-boys », truands sales et bagarreurs, que le cinéma américain transformera en fringants justiciers galopant sur les prairies américaines.  

Telle est la moralité financière des protestants calvinistes, c’est-à-dire celle des requins de la finance américaine. 

Car chez les calvinistes on naît prédestiné. Dieu a choisi ceux qu'il recevra dans sa félicité et ceux qui seront damnés quoiqu'ils aient fait. Avec ce postulat Calvin a précisé que plus le fidèle doute de son salut, plus il peut en déduire qu'il n'est pas élu.

Ce qui est ni plus ni moins la théorie de l’âne avec la carotte entre les yeux.

Mais pourquoi évoquer cette question ?

C’est que chez Calvin, la prédestination se signale aussi par l'argent et que, pour Calvin, l'argent a un sens divin. La richesse est signe qu'on est prédestiné et vivre dans la misère est qu'on ne l'est assurément pas.

Bref, aux dires de ce malfaiteur de l’humanité, Dieu sait la valeur de l'argent et c'est Guizot avec son slogan : « enrichissez-vous ! ».    

En fait, la doctrine calviniste idolâtre l'argent. Celui de la cupidité, dans sa forme la plus détestable Le calvinisme est la religion de JR dans le feuilleton télévisé « Dallas ». Et comme si tout cela ne suffisait pas, il y aurait une double prédestination (sic). Évoquant les représailles de Calvin contre un moine récalcitrant on peut lire, en effet :

- « En 1551, le même sort atteindra Jérôme Bolsec, ancien moine carme qui avait exprimé son désaccord sur la doctrine de la notion si chère de la « double prédestination » et si intimement liée à la pensée de Calvin ».

A laquelle il faut ajouter une  théorie dite « pneumatique » de la Cène. Cette dernière fumisterie étant partagée avec l'église presbytérienne à laquelle appartient Busch.

On vante également les mérites de Calvin avec la légalisation du prêt à intérêt que seuls les juifs pratiquaient à son époque. Le taux fixé par Calvin était de 5% ce qui était considérable aux temps de la Renaissance. La seule raison de Calvin d'avoir légalisé ce système était que l'argent étant à son idée une chose bénie du ciel, il n'y avait aucune raison de laisser ce commerce aux juifs.

Tout ceci ne résulte que d’élucubrations malfaisantes dont se sont emparées les sectes actuelles pour dépouiller leurs victimes et qui, pour les plus voraces d’entre elles, sont d'origine américaine

Des économistes avertis et des historiens de renom, notamment Fernand Braudel ont réfutés clairement les prétentions des protestants à s'attribuer tous les mérites du développent moderne des économies.

Personnellement je m'associe très modestement à leur approche de cette question, notamment en ce qui concerne l'apport des villes Italiennes, telles que Gênes, Florence et Venise dans le développement de l'économie européenne, notamment dans tout ce qui tient aux moyens de paiement à distance (traites, effets de commerce, billet à ordre etc...).

Mais c’est surtout la découverte de l'Amérique qui marque la fin du Moyen Âge et l’orée des temps économiques contemporains Bien plus que la prise de Byzance en 1453, date un peu trop « scolaire » :
-          fin de l'Empire romain d'Occident (prise de Rome en 476) : fin de l'Antiquité ;
-          fin de l'Empire romain d'Orient (prise de Byzance en 1453) : fin du Moyen Âge.
Car la découverte de l'Amérique a fait couler un fleuve de métaux précieux sur l’Europe ce qui a dynamisé les économies en facilitant les échanges par l'augmentation de la masse monétaire.

L’hérésie calviniste n’intervient en rien dans ce phénomène et n’en est nullement concernée, au contraire, elle prône la valeur des profits éhontés et doit, au même titre que le luthéranisme, être considérée comme à l’origine d’une partie très significative des malheurs du monde.

Si une différence devait être trouvée entre l’aisance supposée des pays d'obédience protestante avec celle des pays de religion catholique, il faudrait surtout considérer que les premiers par leur situation géographique, ont été relativement épargnés par les guerres du XIXe siècle et les deux conflits mondiaux du XXe siècle.

Ainsi, la suprématie monétaire des États-Unis, même sur l'or est à la mesure de leur éloignement des champs de bataille et de l’énormité des dettes que les états ravagés par les combats avaient contractées auprès d'eux. Alors que cette suprématie ne repose que sur du vent et que la donne politique du monde pourrait être transformée du tout au tout quand le concert des nations se rendra compte que le roi-dollar est nu.
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Les conséquences du calvinisme dans l’histoire Européenne

Elles sont très éloignées de la prospérité et de la modernité économique que des auteurs d’obédience protestante de certains manuels scolaires voudraient attribuer à Calvin. Au contraire, le calvinisme n’a apporté en Europe que le désordre et la guerre. Et en ce qui concerne la France, il sera un problème constant pour l’ancien régime.

Les guerres de religions commencent véritablement en France avec la fin des « guerres d’Italie » qui opposait la France à l’Espagne quand fut signé le traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559. La paix s’est imposée après la victoire écrasante des Espagnols à Saint-Quentin sur les français. Une victoire partiellement compensée par celle des français à Calais sur les anglais alliés des espagnols.
Les adversaires se trouvent alors tous deux dans un KO debout. Autant l’un que l’autre.

Car nous sommes à un tournant de l’histoire où pointe la ruine naissante de l’Espagne quand son roi Philippe II se rend compte qu’il ne peut pas payer ses soldats victorieux à Saint Quentin, tant le trésor espagnol est pillé par la noblesse, l’argent de son peuple confisqué par l’église et l’or en provenance d’Amérique, gagé plusieurs fois avant même qu’il ne soit arrivé dans ses caisses.

Malgré une puissance de façade impressionnante, l’Espagne est ruinée et son roi le sait. Un roi très catholique qui constate aussi qu’il en est réduit à s’allier avec l’Angleterre, terre d’adoption protestante, pour faire la guerre à la France, puissance fondamentalement catholique.

Du côté français, le roi Henri II se rend enfin compte que les prétentions dynastiques de la couronne de France sur le Nord de l’Italie, cause de ses ennuis avec l’Espagne, n’aboutiront jamais, quelle que soit la légitimité de ses droits.

Enfin le désordre semé par l’hérésie protestante s’étend et chaque camp se voit contraint à faire la paix, contre un ennemi commun : le calvinisme.

Chacun fera donc des concessions mais c’est le roi de France qui en fera le plus. Il renoncera à ses droits sur l’Italie et gardera « de fait » les fameux 3 évêchés (Metz, Toul et Verdun), il gardera en outre Calais qu’il vient d’arracher aux anglais mais il paiera une soulte. En outre, il sera contraint à des concessions territoriales non négligeables.

Pour sceller une paix enfin retrouvée, le roi de France donnera en mariage sa fille ainée au roi d’Espagne qui vient de perdre sa deuxième femme, Marie Tudor.

Tout le monde rend grâce à Dieu pour cette ère de paix qui s’annonce quand le roi de France Henri II est tué en tournois le 10 juillet 1559, lors des festivités qui couronnaient l’accord. Cette mort dramatique, annoncée de façon prémonitoire dans « Les centuries » de Nostradamus, assurera la célébrité de leur auteur.

En raison de l’instabilité produite par cette mort tragique et de l’inexpérience du prince hériter François II alors âgé de 15 ans, la France sombrera dans l’anarchie des guerres de religions. Elles seront encore aggravées par le décès de François II, peu après son accession au trône.

Les guerres de religions dureront en France jusqu’à ce qu’Henri IV prenne le pouvoir. En réalité malgré les concessions accordées avec l’Edit de Nantes par ce roi à ses anciens coreligionnaires, les calvinistes français ne se comporteront jamais en sujets loyaux. Inaccessibles à toute tolérance envers autrui, ils ne renonceront jamais à vouloir constituer un état dans l’état. Pour ce faire, ils n’hésiteront pas à faire appel à l’Angleterre. 


Par le siège de La Rochelle, Richelieu mettra fin à leurs ambitions séditieuses les plus graves. Louis XIV à la fin de son règne réglera définitivement la question en les chassant de son royaume.

Par la révocation de l’Edit de Nantes (18 octobre 1685), un terme est mis à l’aventure calviniste en France. Le calvinisme se développera en Angleterre où il donnera toute la mesure de son intolérance puis essaimera dans l’Empire britannique, notamment en Amérique et en Australie où ses capacités génocidaires s’exprimeront dans toute leur horreur.

Ainsi se termine la deuxième partie de notre article :

DU PROTESTANTISME, RELIGION INFÂME DES DANOISET DE G.W. BUSCH


relative au calvinisme.

Notre prochain article sera consacré à l’anglicanisme, religion des Anglais, qui sera forcément très court puisque cette religion découle exclusivement des affaires sexuelles d’un de leurs souverains.

Nous ne nous attarderons pas dans ces questions qui, apparemment, sont d’une importance métaphysique pour les anglais. Cet article est déjà écrit et s’intitulera :

L’ANGLICANISME OU L'ADORATION FAITE A LA DEBAUCHE.
(Un grand tournant de l’histoire de la chrétienté provoqué par le sexe)

En conclusion générale, nous ferons l’inventaire des sectes qui se sont développées à la suite du protestantisme et qui prouveront par leur nombre et leur rapport étroit à l’argent, le charlatanisme et l’escroquerie. Tout ceci montrera qu’il faut en finir avec l’image du protestantisme, victime attendrissante du reste de l’humanité, que toutes ses obédiences voudraient faire accroire.

Car aujourd’hui c’est sur l’islam que les tenants de cette religion infâme ont jeté l’anathème après qu’ils l’aient qualifié d’« Empire du mal ».

                                                                                               Mohammed BOUBAKEUR 

2 commentaires:

Know Thy Enemy a dit…

Tout comme ce fut prouvé pour Stefan Zweig, la connaissance de son ennemi et de ses origines est critique afin en toute prévoyance de s'en prémunir.
Quoiqu'entre les mains de la communauté musulmane, notre foi ne saurait laisser ce savoir nous descendre plus bas que tous ces proto/nazis/sionistes.


Les enseignements que vous extrayez sont troublants de vérité et éclatants de noirceur.

Saif a dit…

Il n'est pas étonnant du tout de trouver compris dans ce travail de recherche une énième mise en lumière de l'apport innovant à la science par les musulmans, apport invariablement dissimulé afin encore et toujours de projeter cette image de l'Islam qui convient mieux aux messieurs bush et co, dénuée de son rayonnement scientifique en parfaite harmonie avec sa doctrine qui l'y pousse et l'en nourrit, sans contradiction aucune entre les fondements de la foi et toutes les sciences naturelles.

L'aperçu du troisième volet semble prêt à délivrer les promesses du titre à savoir Bush et l'infâmie, ou l'immédiateté du combat en général contre l'Islam et les musulmans.

Il y a immédiateté encore au niveau de l'économie mondiale, qui repose sur les bases malsaines d'hier comme vous l'exposez ici, prolongeant et maintenant les maux du passé. Il est d'ailleurs presque étonnant de constater comme les problèmes découlant du système économique de l'époque de Calvin sont les mêmes problèmes qu'aujourd'hui, sans que rien n'y ait changé. Quoique l'Islam y apporte la solution la plus directe et la plus solide en faisant table rase de l'iniquité primordiale qui soutient ces systèmes.