vendredi 19 juillet 2013

François Hollande soutient-il l’annexion de la Cisjordanie par Israël ? par Guillaume d'Halluin

Ceux qui l’ont lu se souviennent certainement de l’excellent billet signé Guillaume d'Halluin que nous avons repris sur notre site le mercredi 17 juillet dernier, et bien cet article a été retiré du site economiematin.fr à la demande du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), par voie de communiqué de presse. http://www.economiematin.fr/les-experts/item/5631-francois-hollande-annexion-cisjordanie-israel

Face à cette nouvelle alerte à la censure pratiquée (dans le pays de la libre expression qu’est censée être la France) par la police politique crifienne qui agit en toute impunité dans notre pays, nous décidons de republier ce jour ledit billet on ne peut plus explicite et que nous conseillons vivement à la lecture.

Le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme a bénéficié d'une subvention de 30 millions d'euros lors de sa création en 1998.


Officiellement, la politique étrangère de la France est favorable à l'indépendance de la Palestine, ou, en tout cas, à la reconnaissance d'un Etat palestinien. C'est d'ailleurs en ce sens que la France a récemment voté à l'Organisation des Nations Unies.

Dans les faits, le soutien que François Hollande accorde à la cause palestinienne est beaucoup plus ambigu. Il se pourrait même qu'il couvre de son autorité des agissements tout à fait favorables à l'annexion pure et simple de la Palestine par Israël.

Ainsi, le 14 juillet, le site Desinfos.com, qui prétend «donner une véritable information sur Israël» a publié un article étonnant: «Figer la souveraineté juive sur la Judée Samarie, une bonne fois pour toute (sic).» Cet article relate une conférence tenue par l'actuel ministre israélien de l'économie, où ledit ministre aurait déclaré: «la tentative d'établir un État palestinien sur notre terre a pris fin... nous devons annexer la Zone C de Cisjordanie maintenant, parce que l'idée de créer un État palestinien, c'est terminé.» Et l'avocat, auteur de l'article, ajoute: «Le Ministre de l'Economie (qui ne saurait être plus clair) a franchi un cap supplémentaire concernant le sort de la Cisjordanie qu'il voudrait en partie incorporer à l'Etat juif. Il exprime ainsi tout haut, ce que nombreux osent à peine susurrer, bien que l'idée germe dans les esprits depuis bien longtemps.» En elle-même, cette information montre juste que le gouvernement israélien n'a guère de scrupule à affirmer sa volonté de violer ouvertement le droit international. Mais...

Il se trouve que le site Desinfos.com qui relaie avec tant de complaisance les discours va-t-en-guerre du gouvernement israélien compte parmi ses partenaires une flopée d'institutionnels français, dont le rôle pose question: l'INALCO, par exemple, la fondation CASIP-COJASOR, le centre communautaire de Paris et... le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme (MAHJ).

Une fois de plus, le spectacle affligeant de l'instrumentalisation de la Shoah à des fins partisanes et coloniales s'offre à nous, avec la complicité ouverte d'un musée financé par la Ville de Paris et par l'Etat. Le citoyen peut quand même s'interroger sur la légitimité d'un partenariat officiel avec un site dont la ligne éditoriale est contraire à la politique étrangère de la France.

Dans le cas du MAHJ, la confusion des genres paraît quand même très curieuse. A la lecture d'un rapport d'audit non publié de l'Inspection Générale de la Ville de Paris, il est en effet rappelé qu'en son temps: «L'Inspection Générale des musées de France a validé ce projet considéré comme « à la fois intellectuellement rigoureux et ouvert » ne s'agissant « d'aucune manière d'un projet confessionnel »(page 6) Dès lors que le musée s'affiche autant dans un soutien à la politique militaire d'Israël, cet engagement de neutralité initiale est-il vraiment tenu ?

Ce manquement est critiquable quand on sait l'engagement du contribuable en faveur de ce musée. Lors de sa création en 1998, il a bénéficié d'une subvention de 30 millions d'euros, partagée entre l'Etat et la Ville, pour s'installer dans l'hôtel de Saint-Aignan, au coeur du Marais. Depuis, il est financé à parts égales par les deux entités, avec quelques astuces.

Ainsi, la Ville et l'Etat assurent chacun une subvention annuelle de 2 millions d'euros à ce musée. Mais l'Etat oublie de préciser que, en plus de ces subventions officielles, l'association qui gère le musée reçoit ès-qualités un petit pactole de la part du gouvernement: 2 millions d'euros en 2012, près de 600.000 euros en 2013.

Pourquoi ce petit musée à l'activité déclinante bénéficie-t-il d'autant d'attentions et de moyens ?

Serait-ce parce que l'ancienne directrice des affaires culturelles de la Ville de Paris, Laurence Engel, était membre du Conseil d'Administration de l'association qui gère le musée ? Et, une fois devenue directrice du cabinet de la ministre de la Culture, la même Laurence Engel est-elle intervenue pour préserver intacte la subvention dont le musée bénéficie, alors que l'effort sur ce chapitre est de 5% pour l'ensemble du budget de la culture? Puisque le miracle est bien là: la subvention de fonctionnement de l'Etat à ce musée, pourtant très éloigné de la neutralité publique, ne baisse pas.

Doit-on ajouter que Laurence Engel est la compagne d'Aquilino Morelle, conseiller spécial de François Hollande, et très engagé dans le mouvement juif de France? Aquilino Morelle, qui fut happé à l'ENA par Pierre Moscovici, son mentor, est considéré par certains comme membre du CRIF. Il n'a en tout pas hésité à soutenir officiellement le CRIF dans son expression de solidarité avec la mère de l'un des parachutistes tués par Mohamed Merah.

Le même Aquilino Morelle a notamment en charge la relecture des discours préparés pour François Hollande par l'une de ses recrues: Paul Bernard, membre, comme Aquilino Morelle du Mouvement Juif Libéral de France, et conseiller à l'Elysée.

Sur le site de ce Mouvement, on trouve notamment cette affirmation sur la création du kibboutz Hanita, dans les années 30: «A cette époque, on envisageait le partage du pays en deux Etats, un pour les Juifs et un pour les Arabes. Du fait de l'absence de Juifs en Galilée occidentale, il était à craindre que cette région ne soit attribuée à l'Etat arabe. Cependant, certains hommes savaient que les faits accomplis sur le terrain l'emporteraient sur les décisions internationales.»

Un bon résumé de la philosophie annexionniste défendue officiellement par les protégés du ministère de la Culture.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

INTOLERABLE! Article à diffuser massivement sur tous les réseaux sociaux!

Sabah a dit…


" Sharrou 'l barry ma youdhik ! "

Excellente initiative que de le republier ! Pour que le crif sache qu'il n'a pas à s'auto-placer sur un pied d'estale et que nous lutterons toujours pour que la liberté d'expression soit défendue et préservée honorablement surtout lorsque cette dernière dévoile LES vérités qui fâchent et sensibilisent les consciences à découvrir la vérité de ce qui se trame comme immondices affirmées et perpetrées !


Quelle arroganceb que ce crif ! Saviez-vous que le lieu où est situé le siège du crif n'est pas abordable par les piétons pour raisons de sécurité ? Et que certains commerces implantés depuis suffisament de temps pour que leurs propriétaires en soient digne que l'on le leurs respecte, eh bien on tout simplement dû fermer leurs échoppe car elle occasionnait des désagrément selon ce même Crif!


Quelle arrogance, je crois que c'est cet adjectif qui caractérise le plus ce lobby,




Anonyme a dit…

Merci pour votre chapeau, tout le monde doit connaître les manigances horripilantes de cet arrogant qu'on appelle crif pour pouvoir le dénoncer en connaissance de causes !

Merci encore!