lundi 8 avril 2013

L’allégeance à la kippa est-elle d’ordre constitutionnel ? par Mohammed Boubakeur

Mohammed Boubakeur parle: 

Le présent article porte sur une photographie publiée par l’AFP, montrant Monsieur Manuel Valls coiffé d’une kippa et les mains jointes dans une prière fervente. Cette photographie a été prise lors de la cérémonie du 19 mars 2013 qui a eu lieu à la synagogue de l’Espace du judaïsme de Toulouse, en commémoration des tragiques événements qui ont lieu il y a un an.

Pour faciliter à nos lecteurs la consultation de cet article, nous avons tenté d’acquérir le droit de publier cette photographie. Après un premier contact assez positif, aucune suite n’a été donnée à notre demande, aussitôt qu’il a été fait savoir que cette photographie devait être montrée sur le média « Collectif Cheikh Yassine ».

C’est le contraire qui aurait été étonnant !
Mais c’est aussi une information et la preuve du caractère sensible de cette image qui, aux yeux de 
certains, ne doit pas être portée à la connaissance des musulmans français.

C’est également la preuve du refus opposé à la libre expression des musulmans de France et une mise en évidence des manipulations dont ils sont l’objet.

Et, surtout, la confirmation de l’obédience cachée de certaines institutions françaises.

Toutefois, nos lecteurs pourront aisément examiner le document en question qui a été publié sur de nombreux sites Internet d’information et dont nous mentionnons au hasard un certain nombre d’adresses http.
"Oui, les juifs de France, comme le fait aujourd'hui le ministre de l'Intérieur, peuvent porter avec fierté leur kippa !"
(23 septembre 2012 : Grande synagogue de la Victoire)
Selon la communauté juive, principalement intéressée par la question, la kippa est un signe de soumission à Dieu.


Dans cette logique, toutes les sources juives indiquent qu’elle doit notamment être portée pendant la lecture de la Thora, lorsqu’on accède à une synagogue, quand on est en prière ou pendant les cérémonies religieuses, c'est-à-dire lorsque la conscience du fidèle souhaite se rapprocher de son Créateur.

Toutefois, Monsieur Valls, muni de sa licence d’histoire et de ses talents de communicateur, s’érigeant pour le coup en messager d’une religion juive transformée, annonce aux juifs de France, "qu'ils peuvent, comme le fait aujourd'hui le ministre de l'Intérieur, porter avec fierté leur kippa ".

Le juif pourra donc, dans l’observance de ses préceptes, prier Dieu «avec fierté». Ce qui est blasphématoire aux yeux de toutes les religions révélées.

Car le port de la kippa, au sens du judaïsme, n’a d’autre intention que de marquer son humilité devant la Providence. Porter cette coiffure "avec fierté" revient, en premier lieu, à braver Dieu comme l'a fait Satan. Voilà donc les juifs de France invités à subordonner leurs exigences religieuses aux vanités humaines et aux injonctions de Monsieur Valls. La Bible nous dit que Satan en sa qualité d’ange - même déchu - était fait de lumière tandis que l’homme était fait de terre. Il faut donc croire que la lumière dont Satan est issu, éclaire toujours d’une lueur infernale l'esprit retors du ministre de l'Intérieur, dès lors qu'il se préoccupe de questions théologiques, délicates par nature et qui ne relèvent pas de ses missions. 

Au sens des religions révélées, la recommandation de Monsieur Valls : « porter la kippa avec fierté » c’est affirmer que Moïse aurait du garder la tête haute devant le buisson ardent et qu'il ne devait pas se déchausser ni s’agenouiller devant l’Eternel quand celui-ci le lui commandait.

L’humilité exigée par Dieu, en des circonstances où le juif s'oblige à porter la kippa, est un élément essentiel de la révélation du Dieu du monothéisme à Moïse. Le pape Benoît XVI, dans son homélie du 7 mars 2010 a souligné toute la gravité des lignes de la Bible à ce sujet selon lesquelles, l’humanité, grâce à Moïse, pouvait, depuis, prier Dieu et l'appeler par son nom.

Autant dire qu’aux temps de l’Inquisition Monsieur Valls, par ses propos blasphématoires et relaps, se serait retrouvé directement sur le bûcher. Car il n’est pas à son coup d’essai dans l’étalage de ses fantaisies métaphysiques. Sans compter les graves conséquences qu’auraient eues pour les juifs l’étalage de pareils propos.

Mais les autorités juives d’aujourd’hui, en raison de leur vulnérabilité devant la flagornerie continuelle de Monsieur Manuel Valls, ont oublié toute humilité devant leur Créateur. Pour satisfaire la culture chrétienne du ministre, la kippa devra donc être brandie comme un crucifix et la tradition juive multimillénaire, subrogée par un nouvel évangile, celui que Manuel Valls a bien voulu leur transmettre.

La kippa devra être portée « avec fierté » ! dit-il avec euphémisme. « Avec arrogance » eût-il mieux valu dire car il faut bien tenir compte du comportement habituellement affiché par Monsieur Manuel Valls en qui, arrogance et fierté se confondent. Ses prodigieuses déclarations ici rapportées et ses menaces tonitruantes proférées lors de l'inauguration de la Mosquée de Strasbourg où il était l'invité d'honneur, en sont les meilleures preuves.

Il est donc incompréhensible que les autorités religieuses juives n’aient pas jugé utile de lui demander de se montrer moins entreprenant dans ses transports indécents envers leur religion. D’autant que ces dernières, lors des émissions religieuses télévisées observent une orthodoxie sourcilleuse et que la casuistique juive fait l'objet d'une myriade de pages sur Internet.

Il n’y a pas qu’à la télévision qu’il faut se montrer humble devant Dieu, Messieurs les rabbins ! Ni rigoriste sur Internet ! Devant Dieu, caracolez en kippa puisque Monsieur Valls vous y invite ! Sacrifiez à sa com’ et montrez que le veau d'or fondu à l’encontre des enseignements de Moïse est toujours une réalité de votre monde !

Pour l’islam, la religion juive est une religion révélée et le musulman ne peut être que consterné par une approche aussi blasphématoire de la transcendance de Dieu. Notons que les propos tenus par le Christ, au regard de l’Ancien Testament, bien qu’ils aient été moins graves que les divagations religieuses ici dénoncées, ont été cependant impitoyablement condamnés par le judaïsme.

Tandis que dans la présente affaire : Tout passe, tout lasse… Sauf les flatteries de Monsieur Valls

Parce qu'avec son arrogance, sa licence d’histoire et ses talents de communicateur, Monsieur Valls est plus fort que Jésus et Moïse réunis. C'est le Tarzan de la spiritualité juive ! A bien y réfléchir, il y a au fond de son regard charbonneux quelque chose de divin. Comme on a pu le constater lors de l’inauguration de la mosquée de Strasbourg.

Serait-il le Messie attendu depuis 5773 ans ?

De la kippa, des religions et de la com’

Force est de constater que les nouvelles menaces de Monsieur Valls, sous couvert de répondre à des extrémistes français, s’adressent bien entendu à la communauté musulmane de France. Ses propos ont un but précis : Il s'agit de faire de la kippa un emblème vaniteux et menaçant, sans égard pour la symbolique juive généralement introvertie.

Dans cette intention, la kippa deviendra une coiffure crânement arborée, tels ces chapeaux melon des orangistes protestants lors de ces défilés de pure tradition chrétienne, pour défier les catholiques irlandais.

Tout ceci pour mieux dresser deux religions l'une contre l'autre. Alors qu’il n’est jamais venu à l’esprit des musulmans de reprocher aux juifs leur habillement religieux puisque nombre de nos coreligionnaires s’astreignent à porter des vêtements traditionnels le vendredi.

Cette photographie dont nous n’avons pas pu acquérir le droit de reproduire
montre Monsieur Valls, portant la kippa et en prière publicitaire, à côté d’un haut fonctionnaire d’un état laïc coiffé de la même façon. Nous redoutons que cet appel à la « fierté » dans la kippa, vienne encore à s’amplifier pour conduire à de nouveaux heurts interreligieux aux conséquences imprévisibles.

Il faut le voir sur cette photographie, les yeux mi-clos, cherchant quel meilleur profil présenter aux photographes, la mine se voulant extatique pour imiter celle de l'ange de la cathédrale de Reims et les mains jointes comme s’il se préparait à un plongeon. Le plongeon d'une gargouille du même bâtiment qui voudrait s'élancer dans le vide...

L'aspect publicitaire donné par Monsieur Vals à cette cérémonie se vérifie par le fait qu'on ne prie pas les mains jointes dans la religion juive contrairement à ce que montre cette photo. Coiffé d'une kippa juive, il prie, conformément à ses racines chrétiennes, à la façon de la religion catholique. Et des souvenirs de sa première communion !




Sans égard pour la synagogue où Monsieur Valls se trouvait… Car son attitude est celle d’un premier communiant en prière : il suffit d’enlever la kippa et de rajouter une aube.  (Les enfants communiant ci-dessus ont bien les yeux fermés)

Parce que la signification des mains jointes est différente selon les civilisations et que cette gestuelle appartient à la liturgie chrétienne. Aussi est-il incroyable, lorsqu’on sait les règles très formelles des pratiques religieuses juives, que pareille aberration ait été acceptée.

Les mains jointes sont un geste de salut dans les pays d'Asie. On se prosterne ou on rapproche ses mains comme un livre dans la religion musulmane (pour symboliser le Coran dans la récitation de la Fatiha, par exemple). Dans la religion juive, les mains jointes n’ont pas cours : il s'agit d'un geste de plainte et de supplique de la vie profane. Il n’est pour le prouver que d’observer les juifs en prière se balancer, un livre entre les mains et de se référer aux innombrables publications traitant de cette question. 

En effet, de nombreux écrits juifs traitent de la bonne façon de faire sa prière mais aucun ne recommande les mains jointes pour la bonne et simple raison qu’elles tiennent normalement un livre ouvert.

Recommandons donc à Monsieur Valls au cas (bien improbable) où il souhaiterait se joindre à une prière musulmane de bien compter ses génuflexions, car nous sommes stricts à ce sujet. Rappelons-lui par la même occasion qu’aucun autre rituel que celui de l’islam ne peut être accepté dans l’enceinte d’une mosquée.

Mais tout est bon pour Monsieur Valls. Qu’importent pour lui les exigences religieuses ? Il appartient à son temps et à son monde : ceux de la politique, pour qui le sentiment religieux est un instrument. Tout au plus, les religions doivent être assimilées à des nourritures spirituelles accommodables à toutes les sauces. Il mélangera la religion juive avec celle des chrétiens et y ajoutera si besoin d’autres ingrédients pourvu qu’il y ait du spectacle et qu'on fasse de lui de belles photographies. Dans le cas présent, Monsieur Valls a visiblement oublié le chapelet que deux des enfants en prière tiennent entrelacé entre leurs mains.

Au regard des évènements tragiques et douloureux auxquels cette mise en scène religieuse voulait rendre hommage, on ne peut s'empêcher de penser aux lamentations officielles et cathartiques de Bokassa lors de la cérémonie organisée pour la mort du Général de Gaulle.

De la fierté à l’arrogance

Nous avons largement évoqué lors de notre dernier article l’arrogance de Monsieur Valls lors de l’inauguration de la mosquée de Strasbourg alors qu’il en était l’invité d’honneur. Ce comportement a démontré que chez cet homme, l’honneur fait à sa personne l’avaient conduit, à étaler une arrogance fréquente chez certaines natures à l’ego surdimensionné.

Dans sa pièce, « le Cid », Corneille a décrit avec maîtrise ce travers de caractère en la personne du Comte. Un hidalgo plein de morgue et ombrageux qui, dans son délire de puissance, conteste l’autorité de son roi, frappe un vieillard amoindri et pour finir, prend le parti de tuer son fils. Tout ceci au nom d’une "fierté" criminelle. Avant de rencontrer plus fort que lui qui le saignera comme un porc : « Mon père est mort ; mes yeux ont vu son sang couler à gros bouillons » dira sa fille dans ce drame. 

Parce qu’il pense que l’arrogance est la meilleure image de la fierté et pour complaire à une communauté juive à laquelle il se dit « éternellement attaché » (car en lui réside innée, la notion d’éternité), Monsieur Valls appelle les juifs de France à porter la kippa avec « fierté» comme il le fait lui-même. C’est-à-dire avec l’arrogance que ce ministre oppose à l’islam.

La force spirituelle de la kippa et l’antisémitisme

La kippa est depuis la nuit des temps une coiffure religieusement portée par les juifs de sexe masculin afin qu’ils se couvrent dans les endroits qui leur sont sacrés. Elle peut être portée en d’autres lieux parfois sous un chapeau en signe de soumission constante à la volonté divine.

Si le port de la kippa était de règle dans les régions où les juifs observaient leur tenue traditionnelle, elle était d’un usage beaucoup plus courant dans les pays musulmans, par nature plus tolérants vis-à-vis des juifs que les pays européens. En Afrique du Nord, notamment, qui leur a servi de refuge depuis le XVe siècle, du temps où l’Espagne des énergumènes décrits par Corneille, les pourchassaient.

Ailleurs, et plus particulièrement en France, après 1945, le port ostensible de la kippa était devenu rare, jusqu’en juin 1967. On se souviendra qu’au sortir de la guerre de nombreux patronymes juifs ont été francisés de crainte d’une résurgence d’un nouvel antisémitisme. Hors d’un milieu familial et des synagogues, la kippa était également portée d’une façon discrète mais aussi affirmée et courageuse, par des juifs assez âgés, souvent rescapés des camps de la mort. 

Notons qu’en matière d’antisémitisme théorisé, on cherchera en vain des ouvrages antisémites d’origine musulmane ou arabe, à la différence de livres français ou espagnols, innombrables, aussi bien d’essence religieuse (exemple : « les causeries du dimanche » publiées sous l’autorité du pape) que d’auteurs profanes (Drumont, Gobineau etc…).

Notons également que l’Espagne est actuellement l’un des pays européens les plus antisémites d'Europe. A ce titre, un sondage très récent publié par une organisation juive (JSS NEWS) révèle par exemple qu’un étudiant espagnol sur deux refuse de s’asseoir à coté d’un juif :

Toutes choses utiles à rappeler, tant Monsieur Valls voudrait faire croire que l’antisémitisme est de nature musulmane et non chrétienne, alors qu’il est toujours virulent en Espagne depuis les temps de la Reconquista. 
Ce qui démontre la propension de certains Espagnols à perpétuer à travers le monde et les siècles, leurs haines les plus sottes et les plus criminelles, tels ces hidalgos forts en gueule, dont le plus bel exemple est Pizarro. Ce très honorable gardien de cochons de formation qui, avec d’autres assassins de son espèce, ont tant pillé l’Amérique du Sud et tant massacré ses habitants, qu’ils firent de l’Espagne le pays le plus jouisseur, le plus belliqueux et pour finir le plus arriéré d’Europe.

La kippa, n'a pas besoin de Monsieur Valls pour être respectable au regard des religions révélées et de ce qu’elle signifie depuis des millénaires. Les persécutions endurées par les juifs dans la soumission qu’ils doivent à Dieu, ajoutent à sa dignité.

Au contraire l’intervention de Monsieur Valls corrompt sa force spirituelle à force de vouloir en faire un instrument de vanité politique.

La kippa dans l’environnement français

Au regard de la piété, sa signification est grandement renforcée par la discrétion de son port parce qu’elle est liée à l’intimité religieuse des juifs. Souvent cachée sous un chapeau, elle rappelle, lorsqu’il est enlevé, une foi faite d’humilité et de soumission à la Providence, malgré les turpitudes françaises qui ont fait livrer 100 000 d’entre eux aux nazis au nom de lois racistes que l'occupant n'avait jamais demandées (Paxton).

De ce signe d’humilité et de soumission à Dieu, de jeunes juifs excités par les victoires faciles du sionisme au Moyen Orient en juin 1967 ont voulu, du jour au lendemain, faire un instrument de combat.

Ces imbéciles qui se montraient jusqu'à cette date particulièrement fermés aux choses de la religion, comme il l'était de bon ton, à une époque d'un modernisme triomphant, se sont alors découverts comme le lièvre de la fable, une âme de foudre de guerre. Du jour au lendemain.

C’est cette excitation guerrière que Monsieur Valls voudrait exacerber encore par ses appels à « la fierté » afin d’avantager sa carrière. Et c’est ce que la communauté juive apprécie et accepte comme un service rendu à la cause sioniste. Sans se rendre compte des dangers encourus par elle-même.

L’allégeance à la kippa est-elle d’ordre constitutionnel en France ?

C’est que les hommages rendus à la kippa en des surenchères continuelles ont maintenant un caractère outrancier.

Monsieur Valls porte la kippa « avec fierté » et fait semblant de prier sans se rendre compte du ridicule de ses gourances métaphysiques. Lors des prochaines élections présidentielles bon nombre de candidats jugeront obligatoire, comme à chaque scrutin de cette nature, de se faire tirer le portrait dans une synagogue, une kippa ostensiblement vissée sur la tête. Dans cette dynamique, verrons- nous bientôt ces roublards ceindre le châle religieux, accrocher des franges à leurs pantalons et se laisser pousser des papillotes ?

Eugénie de Montijo disait que pour accéder à sa chambre, il fallait passer par la chapelle. Doit-on admettre aujourd’hui que pour accéder à la magistrature suprême, il faille passer par la synagogue, une kippa sur la tête ?

Au point où en sont les choses, le port ostentatoire de la kippa par des politiciens français altérés d’ambition, l’adulation qu’ils lui témoignent, augmentée de leurs impudiques ardeurs courtisanes, apparaissent maintenant comme autant de preuves d’allégeance que ces individus ENTENDENT fournir à la communauté juive.

Et c’est ce qui est dangereux pour elle, car toute cette cuisine électorale crédibilise objectivement le contenu des « Protocoles des sages de Sion » selon lesquels les juifs agréent les gouvernements.

Devant la gravité de ces débordements électoraux que rien ne semble pouvoir endiguer, il convient de se demander si l’allégeance à la kippa n’est pas, de fait, devenue d’ordre constitutionnel, pour accéder aux plus hautes responsabilités en France.

Mais qu'on y prenne garde. Car l’histoire d’un pays qui, de son roi le plus antisémite, a fait un saint, devrait inciter la communauté juive de France à ne pas se laisser manipuler. Ces calculs sordides mus par des ambitions politiques les plus vulgaires ne font qu’actualiser les thèses antisémites les plus graves.

Des thèses qui pourraient être de nouveau présentées un jour à la communauté juive de France, non par des musulmans, mais par des gens qui lui ont déjà montré ce dont ils étaient capables.

Malheureusement, aveuglée par ces flatteries éhontées, la communauté juive de France a perdu tout sens commun. Oubliant les persécutions dont elle a été l’objet, elle a fondu un autre veau d'or. Elle danse autour et s’enivre de ses fanfaronnades guerrières, sans se douter qu’il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne.

Car elle a résolument tourné le dos au sens de la kippa, tel que l'ont voulu ses pères et tel qu’il a été exprimé par les vers :
Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité !

Laissons Monsieur Valls en découvrir l’auteur, s’il en a les moyens.

Mohammed Boubakeur 

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3 commentaires:

Anonyme a dit…

Et pourquoi "Les musulmanes de France peuvent porter avec fierté leur voile!"; ça le 1er supporter du Barça, j'ai nommé Manuel Valls, il peut pas le dire aux Franaçais?!!!

Redouane a dit…

Un grand merci à Mohammed Boubakeur ! Votre contribution sur cette question est précieuse ; non plus seulement pour le nom que vous portez mais surtout pour la qualité de la réflexion.

Nour a dit…

Je porte le voile et quand je vois l'attitude du ministre de l'intérieur et des cultes, je constate clairement l'intention (futile) de monter les religions les unes contre les autres.

D'un coté Valls parle du voile comme d'un "COMBAT essentiel", en me considérant moi femme voilée comme trop stupide pour savoir où est mon bien; ainsi il me combat très clairement. Il me combat en me privant de ma liberté de choisir la façon de me vêtir, en me fermant les portes du marché du travail, celles des écoles etc.

D'un autre côté il s'adresse à la communauté juive et dit de façon réellement sotte, le contraire, comme vous l'avez très bien souligné dans cet article à la plume précise et acérée.

Mais dans tout ça, un français musulman, un français juif, un français quoi que ce soit, n'a nullement besoin de ces misérables simagrées politiciennes. Kippa, voile, soumission à Dieu, liberté et vie privée, tout cela cohabite en harmonie tant que les opportunistes du gouvernement ne viennent pas y semer le désordre.

C'est ce Valls qui éprouve le besoin de s'agenouiller maladroitement là où il peut afin d'avancer son propre gain. Un agouillement plein d'arrogance à la botte du sionisme en passant par la synagogue, quel tableau consternant.