dimanche 14 avril 2013

Des Cahuzac de la santé publique en France et du scandale des médicaments génériques par Mohammed Boubakeur

Mohammed Boubakeur 
Docteur en pharmacie,
Diplômé d’Etudes Pharmaceutiques Spécialisées en Toxicologie,
Docteur ès Sciences Pharmaceutiques,
Ancien Pharmacien Inspecteur Général de Santé Publique,
Ancien Pharmacien Inspecteur Régional,

parle:
DES CAHUZAC DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN FRANCE,
DU SCANDALE DES MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES
ET DES PRÉCAUTIONS QUI DOIVENT ÊTRE OBSERVÉES A LEUR ENCONTRE
PAR LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE DE FRANCE.

Nous vivons un moment où l’espace médiatique vibre à tout rompre des affaires du médecin Cahuzac, de la viande de cheval, du Médiator, de l’Isoméride et de bien d’autres infamies. Associées à d’autres scandales qui pourrissent régulièrement la vie publique française, nous sommes maintenant en droit de nous demander si la classe politique de ce pays n’est pas la plus infâme du monde.


On a pu croire jusqu’à aujourd’hui que ce triste record revenait aux Etats-Unis. Force est de constater qu’à coté de DSK, Clinton fait figure de puceau, que devant les mensonges du médecin Cahuzac, ceux de Nixon sont empreints de piété et que les crimes perpétrés en Irak sont comparables à ceux, industrialisés, par les français en Algérie. Avec cependant un avantage pour ces derniers : celui d’avoir su exporter, notamment vers l’Amérique du Sud, leur savoir faire en matière de torture puisque nombre de ces tortionnaires s’y sont institués professeurs en cette discipline afin de démanteler les réseaux de résistance à des tyrannies pro américaines.

Mais dans cet article, j’entretiendrai les musulmans de France qui me font l’honneur de regarder mes écrits, d’un scandale bien plus important encore que celui de l’affaire du médecin Cahuzac, dernière ignominie en date de cette lamentable théorie. Comment pourrait-il en être autrement ? Puisque l’affaire du médecin Cahuzac ne met en cause que l’honneur d’un homme politique français, c’est à dire pas grand-chose.

En effet, il s’agit d’un autre scandale, celui des médicaments génériques français. Les seuls dont je puisse parler en connaissance de cause car je ne sais rien de ceux qui circulent en d’autres pays.

Soit dit en passant : Je précise que les titres dont je fais état et qui m’habilitent à parler de ce sujet, sont vérifiables en original et à la minute, signés par les plus hautes autorités françaises respectivement habilitées en chacune de ces matières. Contrairement à d’autres gens, comme le rabbin Bernheim qui se prétendait « agrégé de philosophie », Dalil Boubakeur, médecin généraliste, qui laisse dire qu’il est « cardiologue », ou la parenté Baba Ameur qui affirme que son aïeul, Mohammed Baba Ameur, était un « savant de l’Islam ».

Or donc, me voici délivré depuis peu de mes devoirs de réserve et je profite de mes premiers moments de liberté pour entretenir la communauté musulmane de France des médicaments génériques, sujet auquel devaient fatalement s’intéresser l’Académie de Médecine de ce pays mais aussi certains médecins spécialistes qui exigent des médicaments dont la bioéquivalence (présence dans le sang) est parfaitement définie.

Ma démarche se situe dans la veine des gens de science musulmans des temps anciens où l’Islam était respecté, quand l’homme de l’art, notamment, le médecin, le pharmacien, ou tout autre praticien de santé, était déjà soumis à des obligations morales particulières à son métier, aussi bien devant la Providence que devant sa communauté.
Aux termes de notre tradition, c’est parce je suis comptable envers moi-même du savoir que j’ai eu la chance d’acquérir que je remets ce témoignage à la communauté musulmane universelle. C’est dans cet esprit que je m’adresse spécialement à elle et qu’elle seule aura le droit de m’approuver ou de me blâmer.

Sans égard pour quelques acteurs de santé, français de souche, dont le médecin Cahuzac est le plus bel exemple, prônant la rigueur dans l’économie du médicament, réglant ses circuits et ses ventes, sans manquer une seule occasion de favoriser ses intérêts personnels.

J’ai souvent côtoyé ces individus au cours de ma vie professionnelle. Gens méprisants - s’il en est - comme l’ont montré les yeux impudiques du médecin Cahuzac et gens impudents qui n’ont de cesse d’afficher leur suffisance pour la profession de pharmacien afin de mieux cacher leur incompétence.

Et cette impudence, bien entendu, s’exhale par la gueule comme l’a démontré le médecin Cahuzac, avec une fourberie rarement égalée devant l’Assemblée Nationale de son pays. Ils parlent de « produits de santé » pour ne pas dire « médicaments ». Ils croient faire preuve de bienséance en remplaçant le mot « pharmacien » par « pharmacologue » dans des propos où ce mot n’a aucun sens et s’attachent à réduire toute activité pharmaceutique à de la logistique voire à de la manutention, pour mieux s’y ingérer et se l’accaparer.

Ces artifices oratoires qui témoignent de leur intérêt rapace envers un domaine, à leurs yeux subalterne mais qui leur est totalement étranger, ne sont pas sans rapport avec les comptes que nombre d’entre eux doivent rendre maintenant à la justice.

Tandis que d’autres vivent dans des inquiétudes de même nature. Car les affaires qui ont défrayé l’actualité et auxquelles je fais allusion ne sont qu’un bosquet qui cache une forêt, d’hypocrisie, de compromissions, de combines et de mensonges à la Cahuzac.

Eu égard aux vies qu’ils ont brisés, que ces hommes et ces femmes soient assurés des réserves inépuisables de mépris que tout être humain peut concevoir à leur sujet.

Comment l’administration française avec la multitude d’agences de santé qu’elle a créées a-t-elle pu tomber si bas devant les puissances d’argent ?

C’est la question que Monsieur Maxime GREMETZ, député communiste français et victime du Médiator a maintes fois posée lors de la séance du mercredi 26 janvier 2011 de la mission d’information sur le Médiator et qui n’a pas reçu de réponse même si, grâce à son éloquence, il a su garder la parole quand on a voulu le faire taire.

QU’EST-CE UN MÉDICAMENT GÉNÉRIQUE ?

Le médicament générique répond à une définition précise : c’est la copie EXACTE d’une spécialité, dite « médicament princeps », dont le brevet de fabrication a dépassé l’âge de 20 ans et qui peut être alors fabriqué par n’importe quel laboratoire.

Le terme « EXACTE » doit être pris dans son sens le plus fort, c'est-à-dire que les matières premières (principes actifs, excipients et adjuvants) doivent être d’origine déclarée, les contrôles prévus par la pharmacopée effectués (livre définissant officiellement les qualités aux quelles doivent répondre certains produits pharmaceutiques), le protocole de fabrication respecté en utilisant un matériel défini dans des conditions opératoires préétablies et enregistrées par écrit.

Au terme de ce processus, le médicament est contrôlé une nouvelle fois pour s’assurer de sa composition, de ses qualités physico-chimiques et de ses propriétés thérapeutiques. Au vu de ces dernières analyses et de l’ensemble du dossier de fabrication, le pharmacien responsable signe alors la « libération » du médicament pour qu’il puisse être dispensé aux patients.

Toutes ces étapes ne sont pas des vues de l’esprit. Elles sont respectées dans leurs moindres détails et toutes enregistrées par écrit.

Quelles sont les raisons de ces prÉcautions ?

De l’avis de certains acteurs de santé publique à la Cahuzac (parce que le médecin Cahuzac a eu des responsabilités de santé publique du plus haut niveau dans le domaine du médicament), ces précautions sont superflues, s’agissant de pharmacie. A leurs yeux, il serait plus rationnel de calquer les normes de fabrication des médicaments sur celles de l’industrie agro-alimentaire pour que ce marché s’ouvre totalement au libéralisme, aux profits et à toutes sortes d’immixtions.

Sans se rendre compte que la pharmacie procède depuis toujours de la règlementation des substances vénéneuses et non de celle des produits alimentaires. Au vu du scandale de la viande de cheval, on devine les mobiles de ceux qui souhaitent ravaler le médicament à sa valeur d’argent.

Car ces gens n’admettront jamais qu’un médicament est aussi un poison. Ils ne peuvent non plus comprendre que l’organisme humain est à la fois le plus sensible des réactifs et la plus fine des machines au regard des substances capables de modifier son fonctionnement.


Surtout quand il est dans un état pathologique.


C’est pour n’avoir pas tenu compte de ces notions que nombre de personnes ont été victimes d’accidents dramatiques.

Quel est donc l’INTÉRET du mÉdicament gÉnÉrique FACE Au mÉdicament princeps, s’il N’en est qu’une copie ?

Dans un bel ensemble, les yeux dans les yeux, à la façon du médecin Cahuzac, industriels de la pharmacie et personnels d’Etat répondront : « c’est son coût, car pareil médicament se dispense des frais monumentaux de recherche ».

Les trusts, parce que cela valorise leurs activités et vient au soutien des prix qu’ils demandent lors de la mise sur le marché de nouvelles spécialités.

Et pour certains responsables d’Etat, parce qu’ils y voient un bon VECTEUR DE COMMUNICATION, et pour laisser croire qu’ils détiennent le remède miracle au fameux « trou de la sécurité sociale ».


Mais tout ceci ne revient, au final, qu’à vouloir combler le « trou de la sécurité sociale » par des économies sur les frais de recherche des industriels.


Sauf que les frais de recherche sont exagérés au-delà de toute réalité.


Dans cet article du très sérieux journal « PRESCRIRE », on note à juste titre que les frais de recherche considérables avancés par l’industrie pharmaceutique sont établis par un organisme placé sous son influence direct.

De plus, ils doivent être divisés par deux, car ils sont récupérés fiscalement dans l’année qui suit (100% se déduisent en effet des bénéfices, ce qui revient à une économie d’impôts de 50% de ce montant).

L’industrie pharmaceutique affirme que chaque médicament est issu de recherches « fondamentales » qui ne sont pas totalement récupérées au bout des 10 ou 15 ans d’exploitation sans concurrence du produit en question.

Sauf que la France n’est plus concernée par ces recherches « fondamentales » depuis longtemps.

En effet, ce pays se situant au treizième rang mondial dans cette compétition, on comprendra que les médicaments réellement innovants y soient assez rares et partant, que les recherches « fondamentales » en pharmacie soient plutôt limitées.

En réalité, cette large décennie (environ 15 ans) de profits immédiats, exclusifs et prolongés, assortis d’un amortissement très rapide des investissements, constitue une durée plus que  favorable au bénéficiaire (déduction immédiate des charges pour des profits prolongés).

Notons que, de la même façon, les travaux de recherche confiés à des sous-traitants (essais cliniques, essais de conditionnement, essais de toxicité, mise au point galénique, études de stabilité) sont déduits en totalité du résultat fiscal de l’année comme prestations de service.

En conséquence, on doit comprendre que le retour sur investissement est largement réalisé lorsque le médicament atteint les 20 ans fatidiques, date à laquelle il tombe dans le domaine public.

De fait, on a pu voir des médicaments princeps être proposés à des prix inférieurs à celui de leurs génériques, pour préserver leur marché ou qu’un même laboratoire commercialise à la fois le médicament princeps et le médicament générique qui en dérive.

Pour autant, le concept du médicament générique doit-il être abandonné ?

En effet, au regard des économies visiblement discutables qu’on peut attendre de telles fabrications, c’est la question qui se pose.

Mais un tel FILON Médiatique ne s’abandonne pas si facilement et certains « décideurs » trop habitués à parler de ce qu’ils ne connaissent pas, se sont mis en devoir de desserrer par le règlement, les exigences inhérentes à la fabrication des médicaments génériques.


POUR FACILITER LEUR FABRICATION ET EN FAIRE BAISSER LE COÛT.


A la colère justifiée de certains médecins qui affirment A BON DROIT ne plus savoir ce qu’ils prescrivent :

Au trouble ressenti par un autre médecin face à ces dérives, on notera la réponse très habile de l’Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé et anciennement Agence du médicament) qui considère que la légalité de ces modifications étant indiscutable, rien ne peut être reproché aux médicaments génériques.

Sur le plan de la légalité, tout est certainement en ordre puisque l’administration a la maîtrise du domaine réglementaire

et que la santé du patient sera mise en danger REGLEMENTAIREMENT.

Mais qu’en est-il exactement des effets de tels médicaments sur l’organisme ?

Tout se passe comme si l’administration par voie réglementaire dispensait arbitrairement les avions de certaines vérifications afin de rendre leur exploitation moins coûteuse, sans tenir compte des risques d’accidents qui sont augmentés d’autant.

Dans le cas du médicament ces mécomptes sont plus insidieux. En outre, c’est à la victime de les prouver, ce qui lui est totalement impossible sauf à disposer des installations de recherche à cet effet.

On a vu dans le cas du Médiator qui a été maintenu sur le marché pour des raisons que la justice déterminera, avec quelle opiniâtreté des cas flagrants d’empoisonnement ont été odieusement niés par l’administration comme l’a fait le médecin Cahuzac, les yeux dans les yeux. Au point que cela ait produit un scandale au terme duquel l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a été dissoute et que de nouvelles lois ont été mises en place pour que de tels abus ne se renouvellent pas.

Acceptons-en l’augure…

Mais ce n’est pas les lois qu’il faut changer.

C’est à une fourberie d’Etat, inscrite dans son fonctionnement normal, immorale et ignoble qu’il faut tordre le cou, comme l’affaire du médecin Cahuzac en a apporté la preuve.

Comme en ont également apporté la preuve le scandale du nuage de Tchernobyl, celui du sang contaminé ou celui encore de l’hormone de croissance.

Pour ce qui est du médicament générique, d’innombrables observations ont été faites par les patients eux-mêmes, pour se plaindre d’effets thérapeutiques moindres (antalgiques), voire néfastes lors de traitements hormonaux (décompensation), par rapport aux médicaments princeps.

Dans le traitement de l’épilepsie, les médicaments génériques sont clairement mis à l’index. Mais, le médicament générique français est « les yeux dans les yeux » un médicament irréprochable et toutes les doléances des patients sont ramenées officiellement à des divagations psychologiques dont ils seraient la proie (exemples : changement d’aspect de la boite du médicament, modifications dans leurs habitudes…).

Ce qui en dit long sur la considération réservée aux plaintes des malades.


Pour réduire le coût de fabrication du médicament générique, on le dispensera d’essais cliniques sérieux (essai des médicaments sur l’homme). Au prétexte qu’il s’agit d’un médicament bien connu, une à trois douzaines de volontaires sains (et donc non malades) feront l’affaire, sans tenir compte qu’il en faudrait beaucoup plus pour obtenir des résultats statistiques fiables.

Puis, le médicament générique sera dispensé d’utiliser les mêmes excipients que le médicament princeps qu’il copie, quand ils sont d’un « effet notoire » (article R. 5143-8 du code de la santé publique).
Ce qui revient, ni plus ni moins, à faire de la mise au point généralisée des médicaments à l’aide d’un siège bien confortable, d’un large bureau et d’une cafetière électrique à portée de main.

Malheureusement, les excipients sont d’une importance considérable dans la mise en œuvre de l’effet thérapeutique recherché. La fabrication d’un comprimé fait de lactose sera très différente d’un comprimé fait avec de l’amidon, avec des duretés, des sécabilités, des temps de dissolution dans l’eau, dans l’estomac et dans l’intestin très différents. Tout ceci en vue d’obtenir un temps de présence du médicament dans le sang identique, dans des concentrations identiques (biodisponibilité).

C’est qu’il est très délicat de rétablir à leurs valeurs initiales plusieurs paramètres pharmacocinétiques à la fois (actions sur l’organisme), sitôt que la formulation initiale d’un médicament a été modifiée. Car un même médicament contient souvent plus d’un seul excipient, chacun d’eux ayant une utilité différente et modulant l’action des autres POUR OBTENIR UN EFFET D’ENSEMBLE.

Sans compter les adjuvants de fabrication (exemples : talc et stéarates, produits lubrifiants facilitant l’écoulement des poudres et granulés dans les machines et réduisant l’usure des machines et autres liants nécessaires à la bonne tenue des comprimés.

Des phénomènes encore plus complexes interviennent dans la fabrication des médicaments sous forme liquide où des phénomènes de viscosité entrent en ligne pour assurer la parfaite stabilité d’une suspension, car le principe actif n’est pas toujours soluble dans des phases principalement aqueuses.

C’est ce qui inquiète l’auteur de la lettre publiée sur le site :
et qui souligne certaines pratiques de l’administration relatives à des travaux effectués à ce sujet (disparition de ces documents sur Internet).

Enfin, on s’attaquera au principe actif lui-même en affirmant que tel ou tel dérivé d’un même composé doit être considéré comme le composé initial lui-même.

Ce qui constitue une hérésie pharmaceutique ABSOLUE car ce procédé est justement celui qui est utilisé pour modifier l’effet du principe actif dans une formulation.

Pour quelles raisons VOIT-ON PARFOIS le prix de certains médicaments princeps infÉrieur à celui de leurs gÉnÉriques ?

C’est que le fabricant du médicament princeps, généralement un industriel puissant de la pharmacie, n’a rien à apprendre en matière de productivité d’une spécialité qu’il commercialise depuis 20 ans.

Il sait comment fabriquer au meilleur coût le médicament qu’il a lui-même mis au point : chaines de fabrication robotisées, contrôle informatiques à tous les niveaux, maîtrise des phases critiques des opérations, personnel expérimenté avec une qualité du travail si élevée que le médicament obtenu peut être, par avance, considéré comme conforme aux normes attendues (libération paramétrique).


Ce qui n’est pas le cas du laboratoire « génériqueur » qui devra établir ses protocoles de fabrication, les parfaire et régler longuement ses machines pour obtenir un médicament à peu près correct.


Car un brevet tombé dans le domaine public ne donne pas tous les moyens nécessaires à une mise en fabrication directe. Le brevet doit, certes, être assez détaillé pour que le déposant garde le monopole de son invention mais il est aussi de l’intérêt du bénéficiaire de garder le silence sur certains protocoles relevant du secret industriel.

La finalité d’un brevet est de protéger une invention et non de renseigner la concurrence.

Quel est ALORS l’intÉrêt économique du mÉdicament gÉnÉrique ?   

En France, à vrai dire, il n’y en a aucun, car le prix du médicament princeps est déjà très bas. Le plus bas d’Europe diront certains. D’autre part, il faut bien se rendre compte que « le trou de la sécurité sociale » est si grand que les économies faites sur les médicaments ne pourront jamais le combler.


Par un calcul très simple nous allons le prouver :


Le chiffre d’affaire total d’une pharmacie est en moyenne d’environ 1000 000 €. Il y en a 22 000 en France. Ce nombre est en baisse en raison du resserrement excessif des prix des médicaments et qui met à la ruine de nombreuses officines.

Dans ce chiffre d’affaire, la part des médicaments remboursés par la sécurité sociale doit être comptée pour 50%. Ce pourcentage est également en baisse car la part des médicaments exclus du remboursement augmente sans cesse, ainsi que chacun peut le constater.

Et ce dernier pourcentage n’est pas constitué que de médicaments substituables par des génériques, tant s’en faut.

Sans tenir compte de ces correctifs importants, et pour démontrer l’effroyable disproportion entre le problème à résoudre (« le trou de la sécurité sociale ») et les dépenses dues aux médicaments, nous supposerons que la totalité des chiffres d’affaires annuels de toutes les pharmacies de France soient entièrement reversés à la sécurité sociale, jusqu’au dernier centime, sans que personne ne soit payé (PAS MEME LES FOURNISSEURS) ni que les impôts soient perçus (pas même la TVA).

Nous obtenons :
22 000 pharmacies x 1000 000 euros = 22 000 000 000 € (vingt deux milliards d’euros).

Or le déficit ANNUEL cumulé de la sécurité sociale est de 29,8 milliards d’euros.

Il n’est pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que le médicament de ville, ne pourra JAMAIS combler « le trou de la sécurité sociale », ni de près, ni de loin.
surtout SI cet espoir est porte par le MEDICAMENTS GENERIQUE QUI N’EN REPRESENTE QU’UNE FRACTION.

A vrai dire, il serait aussi rationnel de vouloir assécher un lac avec une cuillère à café, sauf que le déficit de la sécurité sociale, tel qu’il existe, est grossi d’heure en heure par plusieurs fleuves monstrueux de dépenses incontrôlées et que la cuillère à café utilisée est de plus en plus petite (la part prise par le médicament dans les dépenses de la sécurité sociale).

Telles sont les impitoyables données du déficit de la protection sociale en France.

Qu’en est-il des autres professions de santÉ ?

Mon propos n’est pas de faire du corporatisme pharmaceutique mais d’expliquer les choses à travers une profession que je connais bien et d’une administration dans laquelle j’ai évolué pendant 20 ans.

En ce qui concerne les professions maltraitées dans les mêmes aberrations de raisonnement, mentionnons les infirmiers et les kinésithérapeutes, tellement mises à contribution pour combler le « trou de la sécurité sociale » que ces praticiens courent de 7 heures du matin à 20 heures le soir pour se nourrir du métier qu’ils ont choisi.

Mais pour d’autres professionnels de santé, qu’on ne se fasse pas de souci. Leur situation matérielle, comme celle, scandaleuse, du médecin Cahuzac, est tellement enviable et leurs exigences sont si souvent satisfaites par avance, augmentées encore de lucratifs encouragements financiers, qu’on se demande si tout le système de santé français n’a pas été construit pour leur assurer un haut niveau de vie.

Sans même parler de la situation très séduisante des agents de la sécurité sociale et de leurs dirigeants….

Pour ce qui est de la profession pharmaceutique évoquée en ces lignes, je ne lui voue pas de sympathie particulière car je suis bien placé pour savoir que le racisme anti musulman y est aussi virulent que dans d’autres secteurs économiques français.

A telle enseigne que je me réserve le droit de faire un prochain article consacré à « la place du pharmacien musulman dans la pharmacie française ». J’inviterai alors quelques-unes de ses personnalités marquantes à choisir entre leurs préventions envers certains de leurs concitoyens et les salamalecs dégueulasses et immondes qu’ils observent dans l’espoir de se voir attribuer certains marchés âprement convoités, notamment au Maghreb.

Car ils excellent, quand il le faut, à jouer les larbins. A leur donner nos chaussettes à laver ! Tous avec leur sotte jugeote, croyant que nous étions dupes de leurs simagrées. J’étais alors pharmacien à l’Unité de recherche et de mise au point des médicaments d’El Harrach en Algérie.

QU’EST-CE QUI FAIT TANT COURIR LES TENANTS DU MÉDICAMENT GÉNÉRIQUE ?

Nos Cahuzac en matière d’économie de la sécurité sociale s’agitent autour de son déficit en répétant : « médicaments génériques ! médicaments génériques ! ». Comme d’autres gens, du temps du Général de Gaulle, sautaient comme des cabris en criant « l’Europe ! l’Europe ! l’Europe ! ».

En réalité, il n’y a plus de pilote dans un vaisseau parti à la dérive depuis longtemps. Ces « décideurs » laissent croire qu’ils contrôlent encore une situation qui leur a totalement échappé. Le temps nécessaire pour montrer leurs talents de mystificateurs, de changer de poste et de poursuivre le déroulement de leur carrière au plus près de leurs misérables ambitions.


« Cela durera bien autant que moi. Après moi, le déluge ! » disait Louis XV devant l’abysse financier accumulé par son royaume.


Dans cette affaire des médicaments génériques, tout ne relève que de la com’ et de la mystification.

LES RISQUES INHÉRENTS AUX MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES

Le médicament générique ne présente pas plus de dangers que le médicament princeps quand il est correctement fabriqué. Mais qu’en est-il lorsqu’il en diffère ?


Il est illusoire d’attendre des effets bénéfiques d’une formulation « approchée », le médicament princeps correspondant par définition à la mise au point galénique (formule) la mieux adaptée, mille fois vérifiée au plus près.


Et c’est en se donnant le droit de s’éloigner de la formulation du médicament princeps par des moyens artificiellement simplifiés qu’on s’éloignera rapidement du médicament générique bien compris pour entrer dans le domaine du succédané médicamenteux.

« Donne-moi le vrai médicament » à dit un patient incrédule de notre communauté en refusant le médicament générique que son pharmacien voulait lui délivrer.

Car la vérité est souvent exprimée par les âmes les plus simples.

Pour ne pas charger la barque déjà lourde des médicaments génériques, je propose à nos lecteurs de consulter les références Internet suivantes :   

Risques de moindre efficacité des antibiotiques avec développements de résistances microbiennes.

Risques d’allergie.

Risques avec les médicaments à marge thérapeutique étroite.
Dans cet article particulièrement favorable aux médicaments génériques, le journaliste se garde bien de franchir certaines limites. Il émet de sérieuses réserves sur les médicaments génériques à marge thérapeutique étroite et reconnait explicitement qu’il existe des médicaments génériques moins fiables que d’autres.

Le malade appréciera.

AU TERME DE MON EXPOSÉ

Mon propos n’est pas de dissuader la population française de suivre les recommandations de ses gouvernants ni d’intervenir dans le débat déjà houleux des médicaments génériques.

Bien au contraire. Je considère qu’il ne faut pas déranger les français de souche quand ils règlent leurs salades entre eux.


Toutefois, des inquiétudes graves ont été formulées par les plus hautes autorités médicales de ce pays telles l’Académie de Médecine, certaines sociétés savantes et de nombreuses personnalités médicales auxquelles il faut bien que je me réfère.

Elles ne peuvent laisser indifférent et appellent des précautions.

De plus, à la lumière des affaires du Médiator et de l’Isoméride, AVEC LEURS MISES EN EXAMEN ET LEURS MALVERSATIONS, compte tenu du fonctionnement de l’Agence du médicament AUJOURD’HUI DISSOUTE ET POURSUIVIE,

Un fonctionnement que j’ai vu pendant 3 ans en qualité de pharmacien inspecteur de l’industrie pharmaceutique sur le terrain, (1995, 1996 et 1997), je ne puis supporter que la communauté musulmane, tant de fois manipulée et flouée par des autorités FONDAMENTALEMENT CAHUZARDES DES QU’IL S’AGIT DE L’ISLAM, soit encore aujourd’hui, roulée aux dépens de sa santé.

Ceci, en dépit de ce qu’elle a payé. Car s’il y a droit à prestations, c’est qu’il y a eu paiement de cotisations.

Aussi, A TITRE DE PRECAUTION, IL EST DE L’INTERÊT de ceux qui se reconnaissent comme musulmans d’EVITER de se soigner avec des médicaments génériques fabriqués selon Les normes ci-dessus DECRITES.

Cette recommandation est faite dans le respect de l’obligation pour tout malade musulman de se soigner convenablement comme le prescrit notre religion. Cette obligation est encore plus ardente lorsqu’il s’agit de personnes dont nous avons la charge et sur qui nous devons veiller en leur assurant la meilleure qualité de soins auxquels elles ont droit.

Je ne suis nullement théologien mais je sais que l’Islam réprouve absolument le défaut de soins devant la maladie, quand bien même il se ferait apparemment, en application des préceptes de l’Islam (dispense du jeune en cas de maladie, tolérance de substances illicites dans des médicaments irremplaçables).

Des principes religieux de compensation sont d’ailleurs prévus en pareilles circonstances.

Remarquons que l’obligation de se soigner n’existe pas dans le christianisme. Au contraire, pour les catholiques, la souffrance et la déchéance du corps sont jugées rédemptrices. Et si cette déchéance n’est pas suffisante, il sera méritoire selon cette croyance, de s’accabler de jeunes éprouvants, de flagellations, de mutilations, de mortifications tels l’usage du cilice ou des parcours à genoux sur des kilomètres, des scarifications profondes aux endroits les plus sensibles et autres stupidités abominables, toutes issues d’un même tonneau. 

Nous avons démontré que le refus de se laisser abuser par la publicité en faveur des médicaments génériques n’a aucune incidence sur les comptes de la protection sociale. Les masses d’argent en cause étant, comme nous l’avons vu, extraordinairement disproportionnées.

Dans la situation actuelle, l’inobservation des préceptes de notre religion ne profiterait qu’à des hommes et à des femmes carriéristes et peu recommandables, pour qui le malade ne représente rien d’autre qu’une décimale abstraite dans des calculs statistiques et un gêneur au regard du déroulement de leur carrière.

Comme l’Assemblée Nationale devant le médecin Cahuzac au regard de ses intérêts personnels.

L’« expérience » relative aux médicaments génériques est une mystification qui retarde d’autant la mise en place les vraies réformes appelées par la situation actuelle.

Dans le cas présent, cette « expérience » occulte les vrais problèmes et favorise le maintien d’abus qu’on se refuse à corriger. En effet, les parties concernées par ces réformes sont autrement plus redoutables que le pharmacien derrière son comptoir, l’infirmier avec sa mallette ou le masseur kinésithérapeutes avec ses mains nues.

Car il s’agit ni plus ni moins de mettre fin à des avantages insensés accordés à toute une catégorie de professionnels de santé et de réformer certaines rémunération démesurées versées à d’autres intervenants du système actuel de protection sociale comme le montre la fortune impressionnante amassée par le médecin Cahuzac, qui visiblement n’en avait jamais assez.

C’est donc à une profonde moralisation du système de santé français qu’il faudrait procéder pour mettre un terme aux abus précités, ainsi que ce l’a montré tout spécialement l’affaire du Médiator, quand certains responsables administratifs et directs de ce scandale ont été retrouvés parmi les dignitaires les mieux payés du laboratoire mis en cause.

Notre foi a été jusqu’à ce jour notre meilleure arme pour nous défendre et nous faire respecter.

C’est pour ces raisons que je recommande à la communauté musulmane de France, dans le respect de notre religion, de mes devoirs vis-à-vis d’elle et dans un esprit de précaution, de s’écarter autant qu’il lui est possible de ces produits.

Mohammed BOUBAKEUR.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Un grand merci pour cet article qui confirme ce que l'on pouvait soupçonner concernant les médicaments génériques.
J'attends avec impatience l'article sur "la place du pharmacien musulman dans la pharmacie française ".

Martine a dit…

Assalam alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh

C'est le premier article que je lis de M. Boubakeur et suncerement moi qui etait reticent a lire ses autres articles je vais le faire des maintennt.

merci a vous

Anti_Illusion a dit…

Ces élites politiques n'inspirent que mépris et dégoût.
Elles n'ont pas plus d'estime pour les citoyens non musulmans que musulmans.
Quand à nous musulmans qui sommes un minimum conscient, il devrait y avoir tout un tas de questions que nous devrions soulever. Comme nous demander ou est-ce que nous nous situons dans la France d'aujourd'hui et ou doit se situer notre combat.

Les articles de notre frère Mohamed Boubakeur m'ont fait découvrir la réalité de mon passé, de mon identité, ainsi que celle du monde dans lequel je vis aujourd'hui.

Nous ne tenons pas les ficelles et n'avons pas toutes les cartes en mais, mais nous devons par tous les moyens tenter de nous accrocher au câble du Tout Puissant, car immanquablement, Il terrassera tous ces déchets!

eternel moment a dit…

Ces faits de société nous préoccupent depuis toujours, malgré cela ils empirent, l'opacité persiste, pire que ça, on nous sert de l' "information" propagandiste digne des spots publicitaires à la télévision, superficiels et dépourvus de substance.

Cet article déchire le voile de l'ignorance dans laquelle on nous maintient, enfin !!!

On nous berne d'économie démagogique et non mathématique, à tous les niveaux, dans tous les domaines, et y'en a assez!

L'affaire Cahuzac n'est qu'un poisson trop gourmant qui s'est fait prendre dans le filet, mais combien passent entre les mailles! Et le système qui pérennise ces pratiques se maintient en place malgré tous les scandales!

"Mais pour d’autres professionnels [leur situation] est tellement enviable (...) qu’on se demande si tout le système de santé français n’a pas été construit pour leur assurer un haut niveau de vie."

Ce constat est effroyable mais on en vient pourtant, à chaque fois et ineluctablement, à cette conclusion. La classe politique de ce pays est assurément infâme, et c'est inacceptable!

Anonyme a dit…

Je ne comprend pas pourquoi cet article n'est pas repris sur les sites d'information alternatifs, nous comprenons d'avantage la supercherie du generique, nous n'avion,s jamais autant été éclairé sur ce sujet qui nous concerne tous et de très près!

Hajir a dit…

J'apprécie ces recommandations clairvoyantes adressées à la communauté musulmane qui sont impregnées de l'ethique de l'Islam. En effet notre religion nous prescrit de nous soigner convenablement, et l'on ne saurait intégrer la moindre forme de concession sur des principes solides. Surtout quand il s'agit en l'occurrence ni plus ni moins d'une arnaque à l'échelle étatique!
Désormais tout a été compromis, et chaque mandat présidentiel semble partir du postulat "après moi le déluge"!

Raj a dit…

« La place du pharmacien musulman dans la pharmacie française » est un titre très prometteur en ce qu'il laisse présager de toucher à des problématiques enracinées profondément et que l'on retrouve finalement dans toutes les branches de notre société!