vendredi 1 mars 2013

De la nécessité pour tous de respecter les mosquées

Mohammed Boubakeur parle...

Nous ouvrons à nouveau nos colonnes à Mohammed BOUBAKEUR afin qu’il nous entretienne du comportement inqualifiable de Monsieur Valls, lors de l’inauguration de la mosquée de Strasbourg.

C’est dans le style qui lui est propre mais qui répond à une dure réalité, que Mohammed BOUBAKEUR rappelle véritablement Monsieur Valls à ses devoirs de politesse vis à vis de notre religion.

Remarquons que peu de voix musulmanes se sont élevées contre les manquements ci-dessus indiqués. Le plus extraordinaire dans les articles de Mohammed et nous le lui avons dit, c’est qu’il se soit précisément trouvé une personne issue de cette famille qui nous a causé tant de préjudices depuis plus de 50 ans, pour défendre avec une vigueur rarement égalée la cause de notre religion dans un contexte français.

Compte tenu de l’argumentation très serrée et des analyses historiques très pertinentes ci-après exposées, nous comprenons les préventions de Mohammed BOUBAKEUR contre le socialisme français. Le comportement de Monsieur Valls démontre leur justesse et nous oblige à y souscrire sans réserve.

Le CCY

L’article d’aujourd’hui fait suite à l’indignation soulevée par le discours de Monsieur Valls lors de l’inauguration de la mosquée de Strasbourg dont la belle architecture s’ajoute à celles des autres monuments de cette ville.

Il m’a été demandé par ceux qui souhaitent que ma plume continue à exprimer leurs idées et aussi leur amertume de se voir en ce pays perpétuellement renvoyés aux niveaux les plus bas. Dans quelque domaine que ce soit, sous les prétextes les plus grossiers, c’est à dire par un racisme des plus abjects.

Pour répondre à certaines interrogations diffusées sur Internet, je précise que je n’appartiens à aucune organisation « islamique ». Toutefois, j’exprime à nouveau ma reconnaissance au Collectif Cheikh Yassine qui a été le seul média qui a transgressé les règles du « politiquement correct » en acceptant de diffuser mes écrits quand je les proposais en vain à d’autres sites.

C’est qu’il n’y a plus de règles à observer quand celles-ci consistent à nous outrager non seulement dans notre vie quotidienne mais à travers notre communauté et en mettant en cause nos convictions.

Dans ce qui suit, il est donc inutile de chercher une quelconque influence étrangère à la France. Au contraire, mes propos s’inspirent directement des écrits du Général de Gaulle, de ses discours, de ses actes et de l’aversion que lui inspiraient certains membres de la classe politique de son pays. En particulier ceux du parti socialiste, à commencer par le premier d’entre eux, François Mitterrand, qu’il qualifiait de « politicien au rencart » dans son discours radiodiffusé le 30 mai 1968 par lequel il mettait fin à la chienlit entretenue par celui qu’on surnommait « le florentin ».

La pensée du Général de Gaulle et son action ont été choisies à dessein, pour faciliter ma démonstration et pour mettre en évidence la petitesse de certains politiciens actuels, face à cette figure omniprésente de la politique française.

Le terme « sioniste » est employé au sens où le Général de Gaulle l’entendait dans sa conférence de presse du 27 novembre 1967 et à laquelle rien n’est à ajouter, aujourd’hui encore. Notamment tout ce qui concerne les conditions dans lesquelles les terres palestiniennes ont été spoliées, le sort du peuple palestinien, le statut de Jérusalem, « les ambition ardentes et conquérantes » sionistes et les conséquences « fâcheuses » de la guerre de 1967 pour le restant du monde.
 

Le comportement de Monsieur Valls et les inquiétudes qu’il soulève m’oblige à compléter cette étude en esquissant une approche du socialisme français par la religion musulmane.

Afin de mieux me faire comprendre et pour illustrer mes propos de façon pratique, j’ai choisi Pierre Bérégovoy, personnalité parmi les plus typiques de cette mouvance politique et, bien évidemment, diamétralement opposée à celle du grand homme précitée, dans ses idées et son désintéressement.

Ici, s’inaugure un nouveau cycle de mes articles afin d’analyser la place que l’histoire et la raison imposent à notre communauté dans un pays sur lequel elle a des droits, en raison du sang versé aux heures les plus sombres de sa destinée, des profits accumulés à son détriment par la métropole, sans compter les atrocités commises par les mauvais sujets que cette dernière lui avait envoyés pour la maintenir dans la misère, la servitude et le mépris. Pendant bien plus d’un siècle.

LE BUREAU ARABE.

Monsieur Manuel Valls est licencié d’histoire mais il ne l'enseigne pas. Il s’en est fait pourtant une philosophie pour avoir choisi comme métier la communication - c'est à dire la manipulation. Sa présence à l'inauguration de la magnifique mosquée de Strasbourg aurait-elle été un geste d’amitié envers la communauté musulmane et lui aurait-elle apporté une lueur d’espérance ? Tant s’en faut ! Elle fut pour cet homme l’occasion d’adresser ses menaces à la généralité de l’islam et, dans le cas présent, à une assistance médusée qui s’était déplacée en nombre pour lui faire bon accueil, dans la meilleure tradition de l’islam.

Quelle honte d’entendre les applaudissements répondre à ses propos arrogants ! Des applaudissements prodigués sur son ordre ! Parce qu’ils ne venaient pas. Preuve, s’il en était, de la docilité coupable de certains de nos coreligionnaires devant les tenants du pouvoir, quel que puisse être l’affront qu’on leur fasse dans un lieu réservé à leur recueillement et à leurs prières.

Une docilité coupable et qui ne sert à rien. Parce que la construction de cette mosquée a été financée pour l’essentiel par des fonds musulmans et que ce discours était prononcé sous leur toit !

On dit des églises qu’elles sont un refuge pour tous les humains. Mais Monsieur Valls a vu dans la mosquée de Strasbourg un bureau arabe où la responsabilité collective devait être rétablie.

Un de ces bureaux arabes du fond du désert, où l’administrateur colonial pour se sentir valoir quelque chose, sommait les chefs de tribus à comparaître aux pieds de sa grandeur. En burnous et ganour, afin de leur signifier les corvées et les amendes auxquelles son ennui et son ivrognerie les condamnaient. Pour des faits dont ils n’étaient nullement coupables mais en application d’une responsabilité collective mise à la charge de chaque musulmans et qui  les rendaient universellement solidaires. Puis, il se les foutait dehors comme des klebs.

Pour mieux cerner l’impact sociétal de cette philosophie et sa traduction dans le paysage médiatique français, je recommande à nos lecteurs                                                                             de se référer à la pièce de Jamel Debbouze :
«  Y’A PAS MARQUE A L’ENTREE : SALLE Où TU VIENS GUEULER TA RACE ! ».


Mais gardons notre sang froid et considérons, comme l’écrivait Molière, que, dans une affaire de cet ordre, « qui que ce soit qui ait fait le coup, il faut qu'avec beaucoup de soin on ait épié l'heure ».

C’est qu’à l’évidence, Monsieur Valls ne s’était rendu en cette mosquée qu’en fonction d’une opération policière déjà programmée à Strasbourg, et qui devait ponctuer ses propos.

On remarquera que Monsieur Ayrault, Premier Ministre, qui devait être initialement l’invité d’honneur de cette manifestation, s’est fort opportunément effacé pour laisser la voie libre à son Ministre de l’Intérieur.

L’impact médiatique de la visite de Monsieur Valls ayant été, par avance, méticuleusement évalué et optimisé, nous devons examiner le déroulement des faits dans leur globalité : son discours à Strasbourg le 27 septembre et l’intervention policière du 7 octobre dans cette même ville.

Le discours de Monsieur Valls et l’action policière de Strasbourg NE forment QU’une seule opération.

Car le ministre de l’Intérieur n’ignorait rien d’une action policière aussi grave, au terme de laquelle un homme sera tué et un policier blessé au thorax. Le déroulement des faits qui nous intéressent ne peut avoir été sous le contrôle d’un professionnel de la communication tel que Monsieur Valls sans qu’il en soit responsable et sans qu’il n’ait songé à en tirer profit.

C’est que nous sommes devant un parti de « communicants » obsédés. Celui des affaires des Irlandais de Vincennes, du Rainbow warrior, des écoutes téléphoniques de l’Elysée, des dénégations éhontées de Mitterrand et de personnages tels que Bérégovoy ou DSK, tous deux un moment pressentis pour la magistrature suprême.  

Tout ceci soulève des interrogations qu’il faudra examiner plus loin.

Compte tenu de l’antipathie que Monsieur Valls affiche ouvertement envers l’islam, il faut bien admettre que cette volonté d’humilier publiquement les musulmans de France dans un lieu de prière où ils sont chez–eux, procède d’une stratégie politique intentionnelle, exposée en haut-lieu et parfaitement arrêtée.

Le procédé utilisé tire sa légitimité de cette « courtoisie française » qui, il n’y a pas si longtemps, obligeait à nous interpeller des façons les plus vulgaires et que nous aurions grand tort d’oublier.

On saura donc maintenant ce que suppose la présence de Monsieur Valls dans une mosquée, en termes d’arrière-pensées hostiles et calculées. La détestation du gouvernement français officiellement jetée au visage des musulmans, se situe en droite ligne de celle manifestée par de nombreux gouvernements socialistes pendant la guerre d’Algérie. C’est cette aversion historique qui anime encore leurs alliés de guerre et de toujours : les fiers à bras sionistes, avec ces lâchers de chiens dans les mosquées, notamment à El Aqsa, déjà incendiée par leurs soins.   

A la décharge de Monsieur Valls, rappelons que cet appétit à considérer les lieux de culte musulmans comme les derniers des endroits, largement satisfait dans les colonies françaises, a été importé en métropole, dès 1930, aussitôt que fut construite la première mosquée sur son sol. Avec Abdelkader Ben Ghabrit et ses soirées « Abou-Nouas » à la mosquée de Paris, lors desquelles la fine fleur de la société française venait s’encanailler aux dépens de l’islam. Pour souiller à jamais cet endroit et le rendre sacrilège aux prières.

Rappelons également qu’Abdelkader Ben Ghabrit, fondateur de la mosquée de Paris à la fin des années 1920, était originaire de Sidi Bel Abbès, célèbre pour son casernement de légionnaires avec les établissements à sa remorque, même en campagne. Et que l’homme fut longtemps en poste à Tanger, plaque tournante, dit-on, de certains commerces. 

Telles sont les racines fondamentalement coloniales de ce qu’on appelle l’islam « à la française », issu en droite ligne d’un islam à la Abdel Kader Ben Ghabrit, dont nous avons publié certaines œuvres illustrées, abondamment commentées et qu’on trouvera sur Internet.

Aspect d’un Islam à la française
Par Abdelkader Ben Ghabrit, Fondateur de la mosquée de Paris
(Abou Nouas où l’art de se tirer d’affaire)
(édité à compte d’auteur - Paris 1931 - pour être distribué aux participants de ces soirées)

La charge symbolique de cette miniature est exceptionnelle. Pour de plus amples explications sur ce document et ses attaches avec la mosquée de Paris, on consultera avec avantage :

Pour ses corrélations religieuses et doctrinales (Islam à la française) on regardera :

A cette adresse Internet, un développement exhaustif est fait sur cette illustration représentant un  musulman de race noire, émasculé, prosterné et dirigeant ses parties honteuses vers un chapelet négligemment tenu par un personnage situé en son centre géométrique. Il s’agit du commandeur des croyants assis devant un mihrab (ce n’est pas un portail) et qui laisse pendre avec désinvolture le chapelet entre 3 de ses doigts signés en trinité.

Ceci avec un rappel du nom d’Allah, classiquement symbolisé par une tulipe dans les miniatures de ce style. Elle est située au premier plan, en bas et à gauche de cette gravure.

Pour qui voudrait s’intéresser davantage à cette question nous lui indiquons que le lieu de ces distractions n’a pas disparu. Il se situe (est-ce un hasard ?) tout près de la tombe d’Abdelkader Ben Ghabrit, à droite quand on la regarde, derrière deux petites fenêtres situées en rez-de-jardin et protégées par des grilles en fer forgé. 

Le petit panneau formé de pièces en verre multicolore qui leur est adjacent vers les escaliers, indique l’endroit où se tenait l’orchestre qui berçait ces soirées d’une musique appropriée.

On notera que pour ses services, Abdelkader Ben Ghabrit eut droit à des funérailles quasi nationales. En réalité, tout ceci résulte d’une volonté irrépressible et séculaire de ravaler la foi musulmane au rang de clownerie métaphysique aux grolles de certains européens

ET SURTOUT QUI LES FASSE RIGOLER.

C’est ce qu’a montré l’inauguration de la mosquée de Strasbourg où notre communauté, croyant se présenter à l’invité d’honneur sous son meilleur visage, a été RIDICULISEE devant LE MONDE ENTIER pour prix de sa candeur.

Car des ministres de gouvernements étrangers étaient présents à cette cérémonie et l’affront a été commis nonobstant le respect qui était dû à ces personnalités.

Mais tous n’étaient que musulmans !

Nous sommes donc devant une affaire de même nature que celle des « caricatures du prophète » ou du dernier film pornographique de même intention : une affaire propre à faire brûler le drapeau français par des foules déchaînées ou subir des traitements infâmants (exemple : paillasson devant les boutiques pour s’essuyer les pieds).

QUE DOIT-ON RETENIR DE CETTE AFFAIRE ?

1°) Le discours comminatoire de Monsieur Valls et l’action policière qui lui a succédé constituent une seule opération : Quand Monsieur Valls menace, sa police frappe.

On pourra difficilement trouver meilleur exemple joignant les actes à la parole.

2°) L’étagement des faits ainsi rapprochés est la preuve d’une offensive médiatique voulue et réfléchie, lancée contre la communauté musulmane tout entière, pour l’intimider et lui ôter toute illusion sur le respect que, de toutes façons, elle est lasse d’espérer.

Depuis la guerre d’Algérie, jamais l’Etat français ne s’était avancé avec autant de détermination dans un conflit aussi grave avec la communauté musulmane. Il s’agit ni plus ni moins de lui arracher la place très modeste et très chèrement payée qu’elle occupe dans la société française après qu’on l’ait faite navigué depuis bientôt deux siècles sur l’eau la plus mauvaise qui soit à boire.

A l’évidence, Monsieur Valls, pour les besoin de sa com’ veut faire ressurgir dans l’esprit des Français le phantasme de « l’arabe au couteau entre les dents », image d’infamie jamais abolie décernée à notre encontre par un pays qui a inventé la guillotine et dont nombre de nationaux se constituaient en associations pour se délecter de son fonctionnement contre certains de nos coreligionnaires.

Dans l’esprit de généralisation prôné dans la mosquée de Strasbourg et au nom de la responsabilité collective qui y a été rétablie, pourquoi les pays musulmans, notamment l’Algérie, n’obligeraient-ils pas les Français présents sur leur sol à porter une guillotine ou une gégène en insigne, bien en vue sur leur poitrine ?

3°) L’animosité exhalée par le Ministre l’Intérieur, si elle est une gifle à l’adresse d’une assemblée qui s’honorait de l’accueillir, est également un outrage fait à notre religion. Car, en islam, l’hospitalité est un devoir codifié par le prophète. Elle est enfin une impolitesse gouvernementale sans précédent qui marque un revirement de la politique française.

Un revirement de niveau international comme le prouvent déjà les manifestations antifrançaises en Tunisie.

Car cette animosité a été longuement murie pour complaire à ceux qui s’associaient aux transes chamaniques de Bush, quand il défiait la Providence, en désignant à la vindicte universelle la religion musulmane et en l’identifiant à « l’empire du mal ». Elle sert leurs intérêts en échange de leur soutien.

Avec des risques très graves pour la tranquillité publique.

4°) Un Français d’origine antillaise récemment converti à l’islam a été tué.

Sa conversion à l’islam l’a transformé en renégat aux yeux de nombre de gens. Son sang a coulé et sa mort, par la façon dont elle s’est déroulée (par surprise, à son domicile et dans son lit) évoque celle d’Oussama Ben Laden, si profitable à la réélection d’Obama.

Pour qui s’intéresse aux phantasmes coloniaux, ce sang n’est pas sans rappeler celui versé par l’abattage d’animaux lors de cérémonies superstitieuses et expiatoires, imposées par une puissance coloniale en déroute à des tribus insoumises, pour sceller leur allégeance.

On examinera avec intérêt les films de ces boucheries repoussantes, enregistrés lors des troubles qui ont marqué la fin du protectorat au Maroc.

Nous laisserons donc nos lecteurs construire leur opinion sur le discours de Monsieur Valls et sur les constats ci-dessus énumérés. En ajoutant, pour une meilleure réflexion, qu’un policier aurait pu être tué dans cette opération et que la version officielle des faits à été authentifiée par un Procureur de la République.

Rappelons que le Procureur de la République constitue le Ministère Public et qu’il représente l’Etat.

LES FORCES DE L’HISTOIRE.

Malgré tous les regards européens qui se perdent dans le vague, lorsqu’on aborde cette question, il faut bien admettre que tous les dangers du monde ont une seule et même origine : la guerre en Palestine. Et qu’à la cause palestinienne se joignent tous les pays musulmans de la planète, Turquie incluse, sans compter la plus grande partie de l’humanité.

C’est que les spoliations commises par les sionistes sur la terre qu’ils occupent (le Général de Gaulle évoquera clairement de ces spoliations et parlera également « d’ambition ardente et conquérante » - conférence de presse du 27 novembre 1967) avec les provocations sans vergogne qu’ils encouragent dans des pays à leur dévotion, sont extrêmement dangereuses au regard des réactions de leurs victimes.  

Ces nouveaux colons, pour peu nombreux qu’ils sont, ne comprendront jamais qu’ils se heurtent à une civilisation plus que millénaire, qui se régénère dans l’adversité et qui amplifie quotidiennement ses forces à travers le monde. Des colons qui s’exaspèrent de leurs victimes, parce que celles-ci osent répliquer à leurs coups et que l’immense majorité du genre humain vibre tout naturellement au soutien des plus faibles. 

Aujourd’hui, nombre de sionistes considèrent que la question palestinienne, au point où elle en est, ne peut trouver sa réponse que par les moyens déjà utilisés à Deir Yassine ou à Sabra et Chatillah. Pour faire place nette et imposer dans la région les frontières supposées d’il y a plus de 3 000 ans. Ceci en raison de lois propres à leurs croyances et dont les victimes doivent se satisfaire pour toute explication.

Ces conceptions criminelles - l’assassinat d’Itzhak Rabine et les tonnes d’explosifs déversées sur Gaza le prouvent - impliquent l’élimination des populations musulmanes avec l’éradication de leur religion et de leur civilisation. C’est ce qui a été réalisé sur les terres américaines et en Australie par les colons anglo-saxons et par les colons espagnols, en déniant la qualité d’homme aux êtres qu’ils exterminaient dans le silence du reste du monde.

Autant de conditions qui ne pourront jamais plus être réunies.

Mais c’est l’idée obstinée d’un peuple à la « nuque raide » disaient les Romains. Dans son inconséquence, il croit servir sa cause en élargissant à tout va ses affaires belliqueuses. Sans qu’il se rende compte que lorsque ses conflits actuels déborderont militairement d’un cadre strictement arabe, ils prendront immanquablement une dimension mondiale.

Aveuglement d’un peuple qui ne se rend pas compte que dans un conflit de cette envergure, sa faible importance numérique et les quelques arpents de terre qu’il contrôle ne pèseront pas plus lourds que ce qu’ils sont !

Egarement de certains français qui ne se rendent pas compte que la communauté musulmane de France n’acceptera pas cette nième guerre engagée contre des gens indéniablement musulmans, sans qu’il lui soit nécessaire de prendre ses consignes dans une quelconque mosquée.

Par conséquent, au lieu de sacrifier à la « com’», dans une question dont il a officiellement révélé le parti pris du gouvernement, Monsieur Valls pour licencié qu’il est en cette discipline, devrait se convaincre que les forces de l’histoire, comme les vagues qui s’abattent sur une falaise, ne céderont jamais.

Qu’il se pénètre des enseignements du général de Gaulle qui n’eut pas assez de 10 ans pour convaincre les français et les américains de leurs erreurs vis-à-vis de peuples qu’ils croyaient à leur merci.

Qu’il médite son discours à Phnom-Penh par lequel il décrivait de façon prophétique le sort réservé aux armées américaines sur le sol indochinois, au plus fort de leur nombre et de leur violence.

Pour que Monsieur Valls se persuade de la justesse et de la pérennité des analyses du grand homme, qu’il réfléchisse sur ses conceptions d’une Europe s’étendant de l’Atlantique à l’Oural, sur l’idée qu’il avait de la fragilité de l’URSS, constituée à ses yeux de la seule Russie et sur son opposition à l’entrée de l’Angleterre dans le marché commun.

Toutes idées qui se vérifient aujourd’hui mais que la sottise socialiste n’a jamais accueillies qu’avec sarcasmes.

Rappelons que, parmi ces sarcasmes, la force de frappe française était désignée sous le nom de « bombinette » par les socialistes français et que le projet fondamental pour la France d’élire son président de la République au suffrage universel valut au plus illustre des Français, les insultes les plus réfléchies du plus posé des socialistes français, alors président du Sénat.

C’était il y a 50 ans. Et ce sont les preuves irréfutables de l’imbécilité foncière et historique de la pensée socialiste française. Tous politiciens au rencart, tels leur icône Mitterrand ainsi qualifiée par le Général de Gaulle dans un de ses discours les plus pathétiques.

Pour leur meilleure gouverne et dans l’intérêt du pays, que Monsieur Valls et ses amis se pénètrent de la pensée du grand homme, formulée dans un sursaut du génie de la langue française, plus juste que mille discours et regardant «un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur ».

DE LA TOUR MONTPARNASSE, DE LA TOUR EIFFEL ET DE LA TRANQUILLITE PUBLIQUE FRANçAISE.

Monsieur Valls devra se convaincre que le Général de Gaulle, aujourd’hui encore, assure la tranquillité des Français bien plus que ses discours menaçants. Car c’est cet homme qui, dans sa clairvoyance et dans un effort surhumain, a sorti la France de la fournaise palestinienne où les socialistes français l’avaient conduite avec leur honteuse aventure à Suez qui fut conclue par la menace d’une rafale de fusées sur Paris.

Monsieur Valls devrait se souvenir que le revirement hautement salutaire de la politique française opéré par le Général de Gaulle par lequel la France cessait d’être un arsenal sioniste a été maintenu en dépit des émeutes organisées par des énergumènes de cette obédience, après la guerre de 1967.

Sur les Champs Elysées, là même où le Général de Gaulle avait, dans une marche triomphale, célébré la libération de Paris. Tous déployant sur cette voie, des drapeaux étrangers, innombrables, vengeurs et conquérants. Défiant le pouvoir du Général de Gaulle et sa colère mais aux applaudissements des socialistes d’hier comme d’aujourd’hui, immuablement rétifs à sa vision du monde.

« Une trahison criminelle ! » Hurlait la meute. Mais si le grand homme n’avait résisté à l’ouragan sioniste auquel s’ajoutaient les vociférations socialistes, c’eût été la Tour Montparnasse et la Tour Eiffel qui auraient été mises à terre avant les Twin-Towers. 

Sans compter les Invalides, au lieu du Pentagone. Et le palais de l’Elysée aussi…

Les enseignements de l’histoire consacrés par le Général de Gaulle se situent à des distances intergalactiques de celles retenues par Monsieur Valls dans ses polycopiés. Le premier avait affaire à l’histoire et l’autre fait de la communication. De la pub’ à visée immédiate et obsédée par « l’effet ». 

Par sa myopie politique, et pour servir sa carrière, Monsieur Valls rejoint cette mouvance politique new-yorkaise, prête à toutes les audaces et qui crachait sur Georges Pompidou, alors président en exercice de la République française, lors d’un voyage officiel aux Etats-Unis. Parce qu’il entendait poursuivre la politique hautement inspirée et  parfaitement justifiée de son illustre prédécesseur.

Que Monsieur Valls et ses amis ne favorisent pas le retour de leur pays dans un conflit d’où le Général de Gaulle l’a extrait, dans l’honneur et dans l’autorité qui le caractérisait, quand les socialistes français l’y avait précipité dans la plus grande infamie! L’opération policière de Strasbourg, pour tragique qu’elle fut, a manqué son objectif face à ceux dont Monsieur Valls voudrait se faire craindre. La mort ainsi déchaînée ne fera pas disparaitre un état d’esprit subversif et dangereux chez certains jeunes français de toutes origines, en révolte contre les institutions pour être réduit à la marginalité depuis parfois trois générations et parce que leur propre désespoir en leur sort s’identifie à celui du peuple palestinien.

Et que l’islam est la religion des laissés pour compte de la société française.

Au malheur de ces êtres, Monsieur Valls ne voudrait répondre que par les armes. Sans qu’il ne comprenne jamais qu’une quelconque espérance en une vie paisible, les rendrait moins sensibles à la symbolique de la kalachnikov.

Comme le peuple Palestinien, d’ailleurs.

Car l’approche de Monsieur Valls sur les questions de l’islam n’apportera pas plus de solution que la politique de la guillotine prônée par Mitterrand et de ses amis socialistes, n’en a apportée à la guerre d’Algérie. Au contraire, ces mises à mort développent chez ceux qu’on voudrait terroriser, un comportement en tous points dévastateur.

LA LIGNE LA PLUS CONSTANTE DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS.

Mais pourquoi Monsieur Valls s’est-il donné en spectacle à la mosquée de Strasbourg ?

C’est que, rendez-vous compte, bonnes gens ! L’islam ne comprend et ne respecte que la force !

La force injuste a même sa préférence, précise le saucisson Argoud dans l’un de ses écrits.

Avec sa bouche dédaigneuse, ses prunelles ombrageuses et sa moue bagarreuse, odieusement exposées à la vue des musulmans de Strasbourg, sur le lieu de leurs prières et de leur recueillement, Monsieur Valls s’inscrit dans la ligne la plus constante de son parti. Celle de socialistes français et islamophobes, tous convaincus que l’islam aime la violence et professe l’injustice.

Telle était la pensée de Guy Mollet, l’homme de l’aventure de Suez et qui industrialisa la torture en Algérie jusqu’à ce qu’elle devienne pour certains Français un exutoire sexuel et religieux :


Qu’il est agréable de torturer un Arabe et de s’asperger d’eau bénite juste après !            Jésus ! que ma joie demeure !                                                                                                          
(Deux hauts lieux de cette mystique : les prisons Barberousse à Alger et Abou-Ghraïeb en Irak).

Dans la ligne de Marcel Champeix, secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires algériennes et qui fut président du  groupe socialiste au Sénat de 1984 à 1989 en récompense à ses services. Il est vrai qu’il régla, ainsi que le dira Aussarèsses, la pendaison ignominieuse pour la France de Laarbi Ben M’Hidi, le Jean Moulin Algérien.

Dans la lignée de Naegelen, de Lacoste et de tant d’autres socialistes qui se présentaient comme les champions de la justice des hommes sur cette terre mais qui ne sont rien d’autres que des êtres malfaisants aux yeux des musulmans d’Algérie.

Dans la lignée de l’icône Mitterrand, le ministre de la Justice socialiste aux 46 guillotinés musulmans en 500 jours que dura son ministère.  

On remarquera que le Général de Gaulle, qu’on ne pouvait que redouter pour sa dureté, fit cesser ce massacre après son accession à la magistrature suprême, le jugeant absolument inutile. Pour le reprendre, malheureusement, après l’échec de la « paix des braves », d’une façon si l’on peut oser dire ralentie, dans un cadre de guerre non moins violent, mais visant à mettre fin au merdier laissé par l’impéritie socialiste. La fin de la guerre et l’autorité de la France justifiant à son appréciation, tous les moyens… Hélas !

LA QUESTION DU SOCIALISME FRANCAIS AU REGARD DE l’ISLAM

S’il existe dans le paysage politique français un parti dit des « 40 000 fusillés » dont certains musulmans qui ont rejoint ses rangs aux cotés d’hommes tels que le colonel Fabien, le parti socialiste français est, aux yeux de l’islam, celui des 46 guillotinés musulmans en 500 jours de leur icône Mitterrand, sans compter les 78 autres en moins de 300 jours que durèrent les deux derniers gouvernements socialistes de la IVe république finissante : les gouvernements Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard.

Pour terroriser les populations algériennes par les moyens les plus sanguinaires et pour complaire aux factions les plus racistes.

Les reniements et l’opportunisme qui caractérisent le socialisme français, à travers son histoire, véritablement personnifiée par Mitterrand dit « le Florentin », leur maître à penser, permet de généraliser les travers précités, sans grande erreur possible, à la social-démocratie française. Nous montrerons l’incompatibilité entre l’islam et cette mouvance politique, au regard de nos valeurs morales qui nous conduisent à un détachement notable des biens de ce monde et qui expliquent en partie la tranquillité - sans doute excessive - de certains d’entre-nous devant la mort.

Dans l’étude d’une gauche équivoque et aux multiples visages, incompatible avec les valeurs de l’islam, l’hypocrisie étant chez nous un vice irrémissible, nous poursuivrons notre exposé de façon pratique, avec la description d’une personnalité typique du socialisme français. Celle de Bérégovoy, située aux antipodes des valeurs du Général de Gaulle et dont le parcours politique, du niveau le plus humble aux marches les plus élevés du pouvoir n’est rien d’autre que le parcours d’un candidat malheureux à l’entrée du cercle très fermé de la gauche-caviar.

Les lignes qui suivent puisent leurs sources dans une filmographie abondante et bien connue puisque diffusée à la télévision, retraçant la vie de Bérégovoy et dans quelques travaux universitaires portant sur le ministère Edith Cresson publiés sur Internet. Elles s’inspirent également d’un ouvrage récemment publié sur la question par un journaliste du « Monde ».

Bérégovoy fut donc un homme des rivages comme l’indique son patronyme. Ceux des régions de la Volga et de ses esturgeons... Il fuyait le socialisme de sa patrie originelle mais s’en fit un fonds de commerce pour en asséner un autre aux Français. Gazier de son état et fagoté de façon comique, il s’en allait, bedonnant, prêchi-prêchant son socialisme, l’esprit rongé par le bel immobilier parisien, condition nécessaire pour se hisser au niveau de l’élite de son parti.

Il soignait son image dans des discours où sa bouche s’ourlait en cul de poule. Le faîte de la distinction, à son idée.

Emprunteur trouble de sommes considérables à un affairiste qui mourut en prison, il prétendra avoir remboursée ses dettes en livres précieux. Si précieux, qu’on aurait pu croire, s’il en avait existé, à des incunables d’ouvrages de hall de gare ou de romans-photos. Tant sa culture et sa mise étaient raillées par ceux dont il se voulait pair mais qui le renvoyaient immanquablement à ses chaussettes.  

Pinay de gauche aimait-il impudemment se faire appeler pour avoir été le ministre de la déconfiture du Crédit Lyonnais. Si convaincu de l’égalité entre hommes et femmes qu’il fit démissionner la première qui fut premier-ministre de France et si respectueux de sa féminité qu’il encouragea contre elle les quolibets les plus déshonorants (Pompadour de Mitterrand). Mettant ainsi en cause la vertu d’une femme connue pour ses succès électoraux et qui fut choisie pour ce motif en vue d’une échéance législative qui s’annonçait périlleuse. 

N’obéissant qu’à son ambition, l’arriviste, ministre de l’Economie, par ses obstructions, rendra la tâche impossible à son chef de gouvernement et lui ravira ce poste, dernière marche avant la présidence….

Mais pour finir, quelques mois plus tard, tant vomi par l’ensemble de ses compatriotes lorsque ses affaires immobilières furent divulguées, qu’il conduira son parti au plus grand désastre électoral de son histoire.

Il se brulera la cervelle en se voyant éloigné du pouvoir, parce que ses ambitions présidentielles s’étaient évanouies mais aussi parce que ses affaires judiciaires étaient loin d’être classées. Un ouvrage récent démontre les compromissions innombrables de Bérégovoy et de son entourage avec des affairistes peu recommandables.

Méprisé par tous ses camarades, la com’ socialiste se saisira toutefois de son suicide pour en faire le symbole de l’immaculée conception du socialisme français. Car on ne juge pas les morts.

Tels sont les socialistes français, représentés selon leur vœux par Bérégovoy. Bien plus préoccupés par leur intérêt personnel que par celui de leur pays. Et qu’ils le veuillent ou non, camarades en un temps de Déat, de Laval et de bien d’autres, tous issus d’une certaine gauche française, impossible à suivre dans ses discours et ses transmutations idéologiques.

Parti qui se prétend ouvrier, alors qu’il n’est même pas petit bourgeois mais petit blanc, constitués surtout de hâbleurs opportunistes et d’intellectuels aux idées changeantes selon les courants qui portent leurs intérêts. 
Huit gros volumes ne suffiraient pas à déterminer leurs idées éparpillées entre milles groupuscules s’agrégeant aux uns et s’éloignant des autres, comme dans un mouvement brownien. 

Insalubrité de l’argent ? Croyants si l’on veut, mais pratiquants non pas. Comme nous l’avons démontré avec Bérégovoy. Le luxe des demeures des plus influents d’entre eux en témoigne. Et c’est ce qu’ambitionnait Bérégovoy pour se faire accepter d’eux : un appartement dans le XVIe arrondissement de Paris. Jusqu’au dernier de ces socialistes prodigieux, érotomane des palaces, sorti d’un grand hôtel new-yorkais les menottes aux poignets et dont les somptueuses demeures ne se comptaient plus.

Quant à leur tolérance et leur laïcité, ce sera selon les religions et les lobbies, leur envergure financière et leur pouvoir médiatique. Anticléricaux pour le chiqué (nombre de responsables socialistes envoient leur progéniture dans des écoles d’obédience jésuitique), glorifiant la kippa jusqu’au ridicule et riant sous cape des injures faites à l’Islam, jusqu’à la mise à sac, parfois mortelle, des ambassades des pays qui s’essayent à cet exercice.

« Comment peut-on être persan ? » disait Montesquieu. « Comment peut-on être musulman ? », pourraient dire les socialistes français ? Avec leurs Lacoste, leurs Guy Mollet et autres membres de la sociale dont Jospin qui s’était fait justement caillasser en Cisjordanie, croyant stupidement récolter les acclamations Palestiniennes pour les besoins de ses ambitions, après qu’il ait fait acte de servile allégeance aux pieds de la Knesset.

Par ce que c’était lui et parce qu’il prenait les musulmans pour des c… !


C’EST POURQUOI, AU VU DE SON HISTOIRE, 
ET DE L’AFFAIRE DE STRASBOURG,
Le socialisme français est intrinsèquement PERVERS
AU REGARD DES VALEURS DE l’ISLAM.


IL NE COMPRENDRA JAMAIS RIEN AUX QUESTIONS MUSULMANES QU’IL TRANSFORME  IMMANQUABLEMENT EN GUERRE DE RELIGION.

AUSSI, UN FRANçAIS MUSULMAN NE VOTE PAS SOCIALISTE !

Ainsi se présente la classe politique qui gouverne actuellement la France. Mais en est-il autant à droite qu’à gauche ? Dans ce jeu de bascule où tout le monde se connait pour s’y être préparé, entre copains, dans les mêmes écoles, chacun attendra son tour d’être en haut. « Un coup pour toi ! Un coup pour moi ! » Disait Pompidou raillant les 11 ministères de Mitterrand dans les 22 gouvernements que dura la IVe république.

Nous le verrons dans un prochain article et nous évoquerons la dette des musulmans de France vis-à-vis du parti des 40 000 fusillés, victime, lui aussi, de la perfidie socialiste qui lui a ravi 5 000 000 de voix et dont certains de ses membres ont donné leur vie pour notre dignité.

Pour peu qu’on nous laisse la liberté de l’écrire…

Mohammed Boubakeur

Aucun commentaire: