vendredi 30 novembre 2012

Palestine: Un strapontin à l'O.N.U... une sinistre farce

A lire absolument !

Dessin par Burki

Publié le 30 novembre 2012 sur le site blogs.mediapart.fr
Par fxavier

La justice ne se mendie pas elle doit s'imposer, si nécessaire, par la force et la volonté du peuple de Palestine.

Seule une "guerre de libération nationale" peut faire plier Israël.

Les palestiniens en ont les moyens, mais en sont empêchés par la bande de COLLABOS qui sévissent depuis 1993. C'est bien pour cette raison que la demande de "reconnaissance" risque bien d'être le dernier acte de la mise en place du Grand Israël, si le peuple de Palestine ne réagit pas avec toute sa volonté.

Arrêtons de pondre des motions de soutien qui font ni chaud ni froid à Israël, soutenons le Hamas, seule force de résistance palestinienne!

A propos la demande de reconnaissance de l'Etat de Palestine

La demande de reconnaissance de l'Etat palestinien déposé par le président de l'Autorité palestinienne est un acte politique qui s'inscrit dans la continuité des "Accords d'Oslo" dont la nocivité pour les intérêts du peuple de Palestine est incontestable, pour peu qu'on prenne en considération l'extension des colonies juives souhaitée par Rabin, ne va pas dans le bon sens et risque même, comme les "Accords d'Oslo", de confiner la Palestine non seulement dans les frontières acceptées par Arafat qui ne représentent que la moitié des territoires attribués par le Plan de Partage aux Palestiniens, mais d'entériner la présence de centaines de milliers de colons juifs qui se sont installés depuis 1993, comme cela était prévu par Rabin, grand architecte des "Accords d'Oslo" auxquels Netanyahu et Ehud Barak (ami politique de Rabin) apportent une dernière touche avant d'engager des négociations qui finaliseront le Grand Israël.

Le soutien de la France, de François Hollande, grand ami d'Israël, nous confirme bien dans l'idée que l'initiative de Mahmoud Abbas, président d'une entité palestinienne de collaboration risque bien d'être le dernier acte d'une trahison des intérêts du peuple de PALESTINE commencée il y a vingt ans avec la signature des "Accords d'Oslo" dont la nocivité n'est plus à démontrer, puisque ces "Accords" ont permis à ISRAËL de poursuivre son plan de colonisation inscrit dans le projet sioniste du GRAND ISRAËL dont Rabin et Ehud Barak (hommes de gauche) furent tout comme Shamir, Sharon, Netanyahu (hommes de droite) de zélés promoteurs.

Comment est-on arrivé à cette situation burlesque?

Après avoir neutralisé en 1993 la première Intifada et offert à Israël les terres palestiniennes volées, conquises entre 47 et 48, Yasser ARAFAT a eu droit à une poignée de mains des deux dirigeants israéliens Rabin et Pérès dans les jardins présidentiels de Washington; au Prix Nobel de la Paix généreusement offert à ce trio pour une paix qui est bien restée dans les limbes, au titre de "Président de la Palestine" qui n'aura été qu'un titre fictif dont il pouvait, dans sa pusillanimité d'homme malade et de "héros légendaire" s'en orgueillir tout en se laissant humilier, sans l'esquisse d'une résistance autre que verbale à la fin de sa vie par Sharon! Cette humiliation acceptée par Arafat a bien rejailli sur le peuple de Palestine et se poursuit jusqu'à aujourd'hui, sous l'égide de la racaille collaborationniste de l'Autorité Palestinienne, qui n'a pu qu'enregistrer les rapines et les destructions d'Israël dans les territoires occupés.

Ces derniers temps, face à l'émergence de quelques forces de résistance, les caciques collaborationnistes tentent une opération de séduction à l'intention des" belles âmes" ou "imbéciles heureux" comme ce fut le cas pour les "Accords d'Oslo". Ceux-ci tous en chœur vont encourager cette "heureuse initiative" en nous disant : "Mieux vaut un petit quelque chose que rien". C'est bien ce que toutes ces "belles âmes" nous avaient rétorqué à propos des "Accords d'Oslo" en me traitant d'extrémiste!

Pour peu qu'on fasse une analyse politique, Mahmoud Abbas, collaborateur en chef, a choisi le bon moment pour faire passer sa demande à l'O.N.U . Comme Israël est sur le point d'avoir acquis ce qu'il fallait pour la mise en place du GRAND ISRAËL, l'Etat hébreu peut se permettre, et doit même mettre un terme à sa politique agressive trop voyante, l'aubaine d'un accord est souhaitable dans ses propres intérêts.

Après cette première démarche palestinienne, certains dirigeants israéliens feront la moue, comme pour les "Accords d'Oslo". Cette fois-ci, il n'y aura sans doute pas de célébrations officielles, ni d'embrassades à Washington sous le regard attendri d'Obama, mais pas à pas, les deux partenaires vont se concerter sous les regards attendris des "belles âmes" qui militent depuis si longtemps pour la paix.

Quant aux dirigeants israéliens qui tous s'entendent comme larrons en foire, ils vont bien se résoudre à conclure la "paix des braves", dont l'Autorité palestinienne, comme pour les "Accords d'Oslo" va tirer tous les bénéfices, car tous les gredins vont pouvoir pousser leurs soupirs de soulagement en nous faisant comprendre que de la maison Palestine, ils ont sauvé les meubles et qu'il faudra tout reconstruire, et tant pis pour ceux qui resteront à quai ou seront les dindons de cette farce qui se joue depuis presque vingt ans.

Face aux pressions multiples, il est sûr et certains, que les dirigeants israéliens vont, dans des temps proches, bien signer un "solde pour tout compte" à moins que le Hamas remette le feu aux poudres, et mette l'Autorité palestinienne hors d'état de nuire, et remette les compteurs à zéro en engageant le peuple de Palestine dans la RESISTANCE

Quelques autres remarques

Je n'ai rien d'autre à dire aux palestiniens que: "Méfiez-vous des traîtres, tout particulièrement de ceux qui vous ont trahi en offrant sur un plateau d'argent la reddition de votre première Intifada à qui Rabin s'était juré de casser les reins" Arafat et sa clique qui sont au pouvoir, dont le très honorable Elias Sanbar (cheville ouvrière des iniques "Accords d'Oslo") , il importe de les réduire au silence et soutenir toute forme de résistance armée.

Mais ce qui m'importe le plus, ce que je fais depuis 67, c'est la dénonciation de toute forme de COLLABORATION avec Israël, puissance coloniale qui mène avec constance, quels que soient les dirigeants la finalisation du projet sioniste: le GRAND ISRAËL.

Ce n'est pas à cause de la puissance militaire d'Israël qu'on peut imputer l'absence de volonté de résistance mais bien à ARAFAT et sa clique de "collabos," qui en échange d'une reconnaissance bidon par Israël de l'O.L.P comme représentant du peuple palestinien et d'Arafat comme Président d'une entité palestinienne autonome, ont interdit et réprimé toute forme de résistance


Les "Accords d'Oslo" autorisent Israël à poursuivre sa colonisation de la Palestine pour assurer sa sécurité, c'est à dire mettre en place le GRAND ISRAËL dont Rabin a toujours été un fervent partisan

Arafat ne pouvait pas signer la paix avec Barak parce que dès son retour en Palestine il se serait fait liquider, et en bon opportuniste il a pris le train en marche en soutenant , formellement la deuxième Intifada, dans l'espoir de rééditer sa première démarche en 93 avec Rabin. Mais Sharon n'avait nul besoin de ce "pantin", et c'est avec un certain brio politique qu'il a pu démontrer la lâcheté d'Arafat qui tout en discourant a laissé les mains libres à l'armée israélienne pour réprimer toute résistance et s'est laissé lamentablement humilié pour se faire passer comme "martyr".

Je ne comprendrai , sans doute jamais, plutôt je n'accepterai jamais cette veulerie d'Arafat qui dès 1973, avec "Septembre Noir" n'aura été qu'un sinistre COLLABO, en engageant les forces de résistance de l'O.L.P dans des aventures minables, troubles, d'abord en Jordanie et ensuite au Liban au lieu de les engager dans une "Lutte de Libération Nationale".


Il n'est pas question que j'aille me battre là-bas. "La lutte de libération nationale" que je soutiens depuis septembre 1967 est l'affaire des Palestiniens. Ce qui est en cause c'est bien le renoncement à toute forme de résistance armée décrétée par Arafat et sa clique de collaborateurs dont l'éminent Elias Sanbar, architecte des "Accords d'Oslo".

Ce qui est en cause c'est le soutien accordé par la quasi totalité des organisations pro palestiniennes à toutes formes de négociations avec Israël qui ne peuvent aboutir qu'à la liquidation du peuple de Palestine, dans l'exacte mesure où dans une négociation entre un vainqueur et un vaincu les dés sont pipés.

Quand on me rétorque, les Palestiniens ne sont pas soutenus par les pays arabes, c'est faux.

Ceux des Palestiniens comme le Hamas et le Hezbollah qui ont maintenu le cap sur la "lutte de Libération" sont fournis en armes, alors que les "collabos" font leur sale boulot de collaboration, comme cette demande de "reconnaissance" applaudie par les "belles âmes" ou les "imbéciles heureux". Imaginons un seul instant que le Fatah se fût allié aux différents mouvements de résistance qui ont eu lieu depuis 1994, Israël aurait été dans de beaux draps.

Tiens, aujourd'hui on parle d'un empoisonnement d'Arafat, et nos "belles âmes" accusent Sharon. C'est complètement stupide, Sharon a fait ce qu'il avait à faire, il a humilié Arafat qui en acceptant cette humiliation est arrivé à se faire passer pour un martyr et faire oublier sa fonction évidente de collaborateur, puisqu'à aucun moment il n'a esquissé le moindre geste de résistance face à la répression sauvage de TSAHAL. La résistance écrasée, Arafat, lors d'une sortie autorisée par Sharon a poussé le ridicule en allant sur les décombres de Jénine, à saluer les morts, à appeler les Palestiniens à résister alors qu'il restait calfeutré dans les ruines de Ramallah, et à dire "Ici c'est Jéningrad".

Si quelqu'un a pu empoisonner Arafat, cela ne peut être qu'un résistant palestinien.


Pour clore je me permettrais quelques rappels utiles en citant Edward Saïd : « On a beau se lamenter, voire même souhaiter se venger, d’une manière ou d’une autre, des vies perdues et de la souffrance infligée à des innocents par la violence palestinienne, je pense que l’on doit dire aussi, malgré tout, qu’aucun autre mouvement nationaliste que celui des palestiniens n’a été si injustement pénalisé, diffamé et soumis à des représailles disproportionnées pour ses crimes. La politique israélienne de contre-attaques punitives (ou terrorisme d’Etat) semble être de tuer de 50 à 100 Arabes pour chaque Juif mort. La dévastation de camps de réfugiés au Liban, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées, d’églises et d’orphelinats, les arrestations arbitraires, les déportations, les destructions de maisons, les mutilations et la torture de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza… tout cela, plus le nombre de morts palestiniens, la dimension des pertes matérielles, les privations physiques, politiques et psychologiques, ont énormément excédé les dommages causés aux Israéliens par les Palestiniens. Edward Saïd, "The Question of Palestine"


Remarque

Certains peuvent nous objecter que Israël et les U.S.A ont voté et laissent entendre qu'ils se sont agités contre; d'autres pays se sont abstenus et laissent entendre qu'il s'agit d'un pas en avant pour le peuple de Palestine.

A y voir de plus près, il faut reconnaître que l'O.N.U sous l'égide des U.S.A s'est permis une manoeuvre assez subtile. Elle affirme une certaine indépendance en faisant semblant de s'opposer aux U.S.A mais se garde bien de voter aux 2 tiers de ses membres, pour éviter la tentation d'une demande plus conséquente, celle du statut de membre à part entière, ce qui lui donnerait un certain pouvoir dans les futures négociations qui ne tarderont, sans doute pas.

Israël en votant contre laisse ententendre son "intransigeance" pour mieux mettre en avant sa "générosité" quand ses dirigeants nouvellement élus, donc représentatifs de la voix du peuple seront confrontés aux dirigeants palestiniens actuels qui comptent bien bénéficier d'une victoire électorale en faisant miroîter à un peuple fatigué la perspective d'une paix "honorable".

Ce plan subtile risque bien de capoter quand les palestiniens se rendront comte que depuis vingt ans il se sont fait "baiser" par cette bande de "traîtres".

Mais face aux pressions de toutes ces "belles âmes" qui militent pour la "paix des braves", il n'est pas sûr que PALESTINE VAINCRA.

URL du billet:  http://blogs.mediapart.fr/blog/fxavier/301112/palestine-un-strapontin-lonuune-sinistre-farce

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Wow! Voilà qui est dit et bien dit!

Anonyme a dit…

Voilà qui vient soulager quelque peu le sentiment « de gueule de bois » éprouvé cette nuit à l’écoute du discours de l’agent sioniste Abbas à la tribune de l’ONU
" Nous ne sommes pas venus ici pour retirer la légitimité de l'État établi il y a tant d'années qu'est Israël"

Anonyme a dit…

Oh que ça fait du bien par où ça passe !

Anonyme a dit…

Enfin un argumentaire intransigeant à se mettre sous les yeux !
Indigestion jusqu’à la nausée des youyous aliénés saluant la duperie de « l’acte de naissance de l’Etat palestinien » comme l’a dit le COLLABO Abbas hier à la tribune de l’ONU !

Anonyme a dit…

Il y a de SAINES colères ; merci Monsieur !

Anonyme a dit…

Oui, elle est sacrément longue la liste des collabos qui ont trahi et la terre de Palestine occupée et son peuple; vous avez eu raison de le rappeler en ces jours funestes!
Hommages Monsieur !

Hassan a dit…

RESISTANCE, RESISTANCE, RESISTANCE
C’est la SEULE voie palestinienne possible!

Lina a dit…

"J'ai dit mille fois que nous voulons reprendre les négociations et nous sommes prêts à le faire", a déclaré M. Abbas à des journalistes à New York, où il s'était rendu pour la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU.

"Nous ne posons pas de condition mais il existe pas moins de 15 résolutions de l'ONU qui considèrent la colonisation comme illégale et comme un obstacle à la paix qu'il faut éliminer. Pourquoi ils (les Israéliens) n'arrêtent pas la colonisation?", a-t-il ajouté.